Israel

Je n’aurais pas désiré la création d’Israel. Mon souhait était l’intégration des nombreuses communautés juives, issues de la formidable diaspora jusqu’en Inde et en Chine, dans les pays d’accueil, avec tolérance et respect. Les juifs n’ont rien à se reprocher. Ce n’est pas leur fait si de nombreuses interdictions professionnelles leur interdisaient en particulier de cultiver la terre, avec des exceptions comme le Yémen. Bien au contraire, on ne peut qu’admirer la tradition intellectuelle de ce grand monothéisme, pour moi singulièrement attachante dans la Kabbale. Puis-je rappeler les grands juifs de notre modernité, à peine issus du ghetto, Spinoza, Marx, Freud, Einstein ?
Seuls ont des reproches à faire au peuple juif les habitants de l’antique Canaan, bien avant ce grand juif, le Christ, et les Palestiniens d’aujourd’hui. Le sionisme, extraordinairement renforcé par les conséquences du nazisme, de la Shoah, a abouti à la spoliation des Palestiniens. Le fait que la Palestine soit le territoire des juifs avant l’ère chrétienne n’excuse rien. Il y a prescription.
Mais justement le droit international justifie la conquête, fréquente historiquement, si elle aboutit à une possession paisible. Il n’est pas question de refaire la carte du monde, par exemple de rendre les Etats-Unis aux amérindiens. Israel, membre de l’O.N.U. depuis 1948, doit être considéré comme un Etat-nation semblable aux autres qui ont tous leur spécificité. Depuis 1973 Israel ne fait pour l’essentiel que se défendre.
Nous avons affaire à deux peuples pour le même territoire. Chacun doit faire sa place à l’autre. Malheureusement l’Etat palestinien n’est pas pleinement reconnu. Les colonies juives illégales sont un frein puissant à la paix qui apparait parfois à portée de main, même si les Palestiniens de Gaza ont confié leur destinée aux islamistes du Hamas. Vive Israel sans guerre !