Impérialismes

En dehors de l’esclavagisme antique, l’impérialisme, depuis Lénine, désigne la forme suprême du capitalisme qui est la nôtre. Il faut cependant noter que le capitalisme est impérialiste par essence comme l’était l’esclavagisme antique, c’est à dire qu’il se développe aux dépens des anciens modes de production. Ceux-ci ayant quasiment disparu, le capitalisme a besoin de nouvelles « frontières », de fronts pionniers, de défis technologiques pour son expansion. Actuellement l’informatique, dont l’usage se généralise, offre cette opportunité.
Le « M.P.A. » ( mode de production asiatique ) tend à la stabilité, interrompue par des crises politiques, reconstituée ensuite, en Chine d’une dynastie l’autre. Quand il le peut, il pratique un expansionnisme auquel il n’y a pas de nécessité structurelle. Le capitalisme est déséquilibré par sa course éperdue au profit.
Les revenus prélevés normalement par la plus-value, transformés en profit, sont fondamentaux, mais leurs taux ne sont pas très élevés, menacés par une baisse tendancielle du fait de la concurrence. Depuis une vingtaine d’années les fonds de pension américains sont leaders dans l’exigence de dividendes importants qui déséquilibre les marchés. Seuls les secteurs de pointe où les prix n’ont pas encore atteint leur moyenne, leur étiage, supportent cette charge.