Les bambous resplendissent
Les nouveaux bourgeons de thé jaillissent
Pour ton visiteur tu te lèves tu secoues ton vêtement
Puis tu longes les théiers odorants
Pour cueillir les petits bourgeons
Qu’on appelle serres d’aigle
Ils ressemblent à des poings serrés
Etuvés leur parfum remplit la cour
Evoquant vaguement des magnolias sous la rosée
Tu verses l’eau pure de la source au sable d’or
Elle est toute proche du perron
La bouilloire à trépied résonne
Comme une averse sous les pins
Un nuage blanc occupe la tasse de fleurs flottantes
Le parfum exaltant disperse l’ivresse ancienne
Pénètre les os chassant les soucis
Le goût divin s’accorde à la quiétude
Le thé issu d’un sol moussu
Abrité par des bambous est incomparable