TT 186

Il n’est pas de soldat qui puisse affronter la bagarre
Une journée entière jusqu’au coucher du soleil
S’il n’a pas eu sa part
Son coeur a beau brûler du désir de se battre
Malgré lui ses membres s’alourdissent
La soif et la faim l’ont suffisamment oppressé
Quand il marche il se sent terriblement gêné dans les genoux
Par contre le soldat qui s’est rassasié de viande
Et qui a bien bu son coup
Ce soldat est capable de se battre une longue journée contre les ennemis
Il garde dans sa poitrine un coeur qui n’a pas frémi
Ses membres ne sont pas fatigués au moment de la trêve
A laquelle tous ont consenti