Les courtiers nocturnes
Les embûches du désert
Ne connaissent que la guerre
Je suis fait de papier
Le papier est l’enclume
Je frappe ma poésie
Elle doit tout aux autres
Comme tout un chacun
Le coeur malade les pieds nus
De qui étais-je l’ancêtre ?
De cet amant solitaire
A l’ombre prolifique ?
Je ne me souviens pas de mon enfance
La conscience d’antan est une cicatrice
Je mourrai sans murmure
J’oublie déjà l’amertume