PFR 22

Tout est stuc sauf le suc
Les plumes de paon à Pampelune
Le sage ne lit plus de pages pour ne plus voir de faux savoir
Le crâne est fait de nacre
Les fous et les loups ont peu de choses en commun
Mais pas les loups et les fous

Je suis âgé mais j’ai la force
D’attendre les lendemains qui se forcent
Mais sont pressentis par l’espoir
Le matin est neuf mais aussi le soir
Nous veillons nous gardons le feu et la lumière
Le verre est éteint en attendant le vin
En dormant nous attendons l’aurore

Les chevaux du temps s’arrêtent devant ma porte
Je n’aime pas trop les êtres de cette sorte
Ils m’étreignent pour me tuer
Pour survivre il leur faut boire mon sang
Le mieux encore est de les chevaucher
Pour les éloigner et être tranquille enfin

Le soleil dort en moi
Savez-vous que l’espace est fait de notre sang ?
Mon corps est plus vigilant et visible que moi
Le plus pénible pour moi est la plate plaine
Où je meurs de soif à côté des fausses fontaines
Nous passons ainsi parmi les humains
Les uns parlent parfois à l’oreille des autres