Il se peut que je meure sans avoir su d’où je vous possédais
En quel soleil était votre demeure
En quel passé était votre avenir
Un amour aussi haut passe la mémoire
Elle trépasse de peur que vous traciez son histoire
Je me perds je me divise je tombe dans le sommeil
Il ne m’a jamais trahi Il est mon seul trésor
Le coeur du mirage très haut amour
J’aimerais posséder bien des crânes
Que les braises et les foudres du ciel
Me rendent lucide attentif au réel
Je préfère le ciel de dedans
Mes gouffres se changent en averses
Je ne suis pas timide mais sujet au vertige
Méfie toi des laves sidérales
Détache-moi Je ne veux pas mourir
Plus loin que la mort
Tout est nouveau comme à l’état neuf
J’ai recensé un état sympathique
Hors de l’esprit de la conscience de l’être
Où il n’y a pas de paroles ni de lettres
Il n’y a que des corps
Je me suis précipité dans l’infernal brasier
Où il n’est pas question d’idées et même pas de paroles
Je me répète C’est tout ce que je sais faire
Les corps sont animés et animaux
Nu sur un corps nu
A crû sur un cheval nu
L’orgueil d’un cheval vaut bien celui d’un humain
Les soleils ne sont pas tournants les terres ne sont pas vierges
Un humain quelconque vaut bien ce cheval noir
Le cheval n’est pas d’accord
Le cavalier noir caracole au faîte des rochers
Rite majeur