PZ 126

Plutôt que pinailler, ratiociner, disserter
Se fondre dans la réalité de l’instant présent
Si l’on se tient dans l’absolu qui n’existe pas
Tout devient absolu
Si l’on se tient au niveau des phénomènes
Qui sont absolument relatifs
Tout devient phénomène
Prenez en charge les choses qui se présentent
Assis couchés ou debout
Rendez-vous utiles !

PZ 125

Le recueillement serait-il le coeur de la connaissance ?
C’est vite dit mais si ça marche ?
Soyons pratiques s’il le faut
Quand il est nécessaire de se recueillir ?
Il est sans doute utile de s’essayer
A éviter la dualité ?
Quand la pensée et la parole sont correctes,
Le dedans et le dehors s’identifient dans leur immédiateté
Il est inutile de séparer la flamme et la lumière
Deux aspects de la même substance ?
La flamme comme corps de la lumière ?

PZ 124

Montrer l’immontrable ?
Notre méthode est fondée sur le repos et le travail
Le recueillement et l’effort de connaissance
Venise est chez toi ou chez moi
Heureusement ta substance est une
Comme la mienne
Aurions-nous la même essence ?
Chercher, toujours chercher la vérité
Le recueillement est déjà connaissance
Mais règne encore une dualité maîtresse
Le recueillement n’est pas effort ?

PZ 123

S’il n’y a pas de solution c’est qu’il n’y a pas de problème
Un pas de plus et tu meurs à toi même
Il te faut abandonner l’ego pour renaître à toi-même
Entre en relations avec le cosmos
Et ton voisin du dessous
Y a-t-il des impasses de la liberté ?
Tout l’univers est notre corps
Notre corps est l’univers entier
Recueillons-nous relisons-nous relions-nous les uns aux autres
Avec et plutôt sans religion

PZ 122

Le microcosme entre dans l’infini qui nous est intérieur
Le macrocosme dépasse les galaxies
Sa limite est celle du cosmos
Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?
Il ne faudrait pas cesser de progresser
A la limite le cosmos deviendrait notre corps
Rappelons que toutes les existences ont la même racine
L’amour parait impossible et il s’impose tous les jours
Le ciel et la terre ont la même racine
On peut mourir à soi-même

PZ 121

Si la rencontre n’est pas harmonieuse
Chacun reste sur sa position
La sagesse immobile est pleine de mystères
Pour commencer ce n’est pas une sagesse
Même si la cause est acquise il y faut des conditions
Le fruit a besoin de lui-même, de pépins ou d’une amande,
Puis de soleil et de belles nuits, ses conditions
L’arbre n’est rien sans les mains qui le plantent
Tout fruit est alliance de la cause et de la condition
La condition peut être le silence et la clarté

PZ 120

Les éléments de l’univers s’assemblent et se dispersent
Un temps et sans cesse
Les portes sont ouvertes ou fermées
Certaines sont entr’ouvertes ça ne sert pas à grand-chose
Les objets les plus fermés s’ouvrent
Rien de ce qui nous constitue nous appartient
Ensemble et non-ensemble
Toutes les choses peuvent se rejoindre dans l’harmonie
Si la rencontre est harmonieuse
Rien ne se passe en apparence

PZ 119

La trame des causes la loi de causalité
S’imposent à toutes les existences
Tous les humains doivent prêter attention
A la façon dont ils vivent les choses
Ils sont interdépendants et ils ne veulent pas le savoir
Les autres ne sont pas moi mais comme moi
Ils sont des parcelles de l’énergie cosmique
Chacun a son histoire
Notre personnalité est si forte qu’elle est unique
Chaque vague de la surface de l’océan est unique aussi
Chaque vague est différente de la suivante

PZ 118

Lorsque l’esprit est immobile
Le vent qui souffle l’oiseau qui vole
Les nuages qui voguent sont immobiles
Figés dans l’immobilité
La vie éternelle demeure dans l’état du non-esprit
L’absence d’esprit n’est pas réservée aux crétins
Apparaissent inattendues pour certains
Les souffrances de la non-concentration
Puis les maladies
Les saisons se succèdent sur notre terre
Dans l’harmonie cosmique qui n’est pas comique
Puisqu’elle est perpétuelle

PZ 117

Notre voie est le tao que nul ne connait
Et que nous acceptons tous
Un quidam disait : Ce drapeau bouge
Un autre : C’est le vent qui bouge
Un aîné : C’est votre esprit qui bouge
Tout est mouvement
L’esprit comme le vent
Lorsque l’esprit bouge, la montagne
Le fleuve les terres bougent de même
Lorsque l’esprit est immobile tout est immobile