Un rêve peut flatter comme moi rêvant de te posséder
Dormant je suis un roi, réveillé peu importe
Tu m’es trop chère pour que je te possède
Tu t’estimes bien toi-même
La charte de ta valeur est libération
Je suis assez assuré pour te tenir
Mais où sont mes mérites pour te mériter ?
La cause est manquante Je fais un écart
Tu t’es donné à toi-même ne connaissent pas ta propre valeur
Autre erreur tu t’es donné à moi
Ainsi ton grand don, poussant sur une mauvaise vision,
Revient à la maison, il a de meilleurs jugements.
Il flatte comme un rêve :
Je suis un roi quand je dors.
WS 87
Adieu – tu m’es trop chère pour que je te possède
Et tu connais assez ton estimation.
La charte de ta valeur vaut libération;
Mes liens avec toi sont tous déterminés.
Comment puis-je te tenir sinon par l’assurance,
Et où sont mes mérites pour cette richesse ?
La cause de ce juste don est manquante,
Et ma patente de retour fait un écart.
Tu t’es donné à toi-même ne connaissent pas alors ta propre valeur
Ou moi à qui tu t’es donné est un autre erreur ;
Ainsi ton grand don, poussant sur l’erreur,
Revient à la maison de nouveau, sur de meilleurs jugements.
Ainsi je t’ai eu comme un rêve peut flatter :
Je susi un roi quand je dors, mon réveil n’est pas un problème.
WS 86 **
La voile est fière et pleine
De son grand vers
je cingle derrière vous butin de trop grand prix
Mes pensers sont en bière
Ils vivent sans le savoir dans une tombe
Son esprit à qui des esprits enseignèrent
Un art mortel qui m’a frappé de mort
Lui pas plus que ses nocturnes compères
N’ont ahuri mon vers
Ni lui ni le fantôme affable et familier
Qui le dupe de confidences
Ne peuvent se vanter de mon silence
L’effroi qui me navra prit sa naissance ailleurs
Quand son vers fut empli de votre beauté
Le sujet me manqua et mon vers défaillit.
WS 86 ter
Le grand vent de vos voiles
Est votre versification
Beaucoup trop précieuse
Votre tombe est un ventre fécond
L’esprit a été enseigné par les esprits
Un thème mortel m’a frappé à mort
Mon vers est tout surpris
Par vous par vos compères
Et même par le fantôme gentil
Malheureusement trop d’intelligence
Vous n’aurez pas mon silence
Je ne suis plus malade de la peur
Votre fière contenance remplit mes vers
Je manque de matière
WS 86 bis
Vous remplissez vos vers
Je manque de matière
La fière voile est à votre instar
Pleine de vent
Vous implantez mes pensée mûres dans mon cerveau
Leur tombe est un ventre fécond
Les esprits ont-ils enseigné à son esprit ?
Un thème tueur me tue
Avec ses compères mon vers tout surpris
Pas plus que ce fantôme affable et familier
S’égare chaque nuit dans l’intelligence
Nul ne peut se vanter de mon silence
Je n’ai plus peur
Votre contenance a rempli vos vers
Je manque de matière
WS 86
Etait-ce la fière voile pleine de ses grands vers
Prête pour le prix du trop-précieux vous
Qui implanta mes pensées mures dans mon cerveau
Faisant de leur tombe le ventre fécond dans lequel ils ont grandi ?
Etait-ce son esprit enseigné à écrire par les esprits
Au dessus d’un thème mortel qui m’a frappé à mort ?
Non, ni lui ni ses compères dans la nuit
Lui donnant de l’aide mon vers frappé de surprise.
Lui, pas plus que ce fantôme affable et familier
Qui l’égare chaque nuit avec l’intelligence,
Ne peut se vanter comme des vainqueurs de mon silence ;
Je n’ai plus été depuis malade d’aucune peur.
Mais quand votre contenance a rempli ses vers,
J’ai manqué de matière ; ça a affaibli la mienne.
WS 85 **
Ma muse a la langue liée
Les commentaires de votre gloire
Sont richement compilés
Ils réservent votre caractère
Leurs phrases sont précieuses
Je pense de bonnes pensées
Le clerc illettré dit toujours « amen »
A chaque hymne policé
Vous êtes loué, c’est vrai
J’ajoute quelque chose de plus
Tout est dans ma pensée
Dont l’amour pour vous
Je pense un peu devant vous
Je tiens mon rang devant vous
Les autres disposent des mots de respect
Moi dans mon mutisme je parle en effet
WS 85 ter
Ma muse à la langue liée
M’offre une compilation
Des commentaires offerts à votre gloire
Tu protèges ton caractère
Par des phrases précieuses
Je pense de bonnes pensées
Devant le clerc illettré
Chaque hymne se présente
Dans la forme policée d’une plume raffinée
A l’ensemble de la louange
J’ajoute quelque chose de plus
Cela est dans ma pensée
Mes mots viennent de l’arrière
Les autres sont respectueux
Je parle dans mes pensées muettes
WS 85 bis
Les autres ont le souffle des mots respectueux
Moi je parle dans mes pensées muettes
Ma muse a la langue liée
L’or n’est qu’une parure
Les phrases sont limées
Les autres écrivent de bonnes paroles
Un petit clerc dit encore « amen »
Un esprit capable se permet de raffiner
« Il en est ainsi, c’est vrai »
J’ajoute quelque chose de plus
L’amour pour vous
Ma pensée tient son rang toujours devant
Avec des mots respectueux
Pour des pensées muettes
WS 85
Ma muse à la langue liée aux manières tranquilles
Pendant que les commentaires de votre gloire, richement compilés,
Réservent ton caractère avec de l’or en parure
Et des phrases précieuses limées par toutes les muses.
Je pense de bonnes pensées tandis que d’autres écrivent de bonnes paroles,
Et comme le clerc illettré pleure encore « Amen »
A chaque hymne qu’un esprit capable se permet
Dans la forme policée d’une plume raffinée.
Je t’entends tellement loué, je dis : » il en est ainsi, c’est vrai »,
Et à l’ensemble de la louange j’ajoute quelque chose de plus;
Mais cela est dans ma pensée, dont l’amour pour vous,
Quoique les mots viennent de l’arrière, tient son rang au devant.
Donc les autres ont le souffle des mots de respect,
Moi dans mes pensées muettes je parle en effet.