Te 69

Savoir n’est pas connaître
Les petits phénomènes sont à notre niveau
Sommes-nous sûrs d’avoir une existence propre ?
J’ai une carapace invisible
Je peux enseigner à qui ne sait pas tout
Un homme d’esprit est soumis à l’esprit
L’Un qui n’existe pas engendre tout ce qui existe
L’Un montre ce à quoi on doit s’attacher
Tout ce que je dis c’est peut-être
Qui imites-tu ? ou quoi ?

Te 68

Les prôneurs de bons conseils adorent les grands prédateurs
A coeur harmonieux esprit généreux
Le Deux divise et multiplie
Il est honorable et insuffisant de se satisfaire de soi
L’ignorance est plus profonde que le savoir
Je ne le connais pas, je l’appelle tao
Un cheval jamais dressé ne se chevauche pas
La pensée doit pouvoir penser autre chose qu’elle-même
La solidarité humaine avec la nature est accablante
Pleurons sur les victimes innocentes du combat qui aura lieu

Te 67

Le savoir des sages manque de profondeur
Le savoir des disciples est mauvaisement superficiel
Le discours parfait est sans paroles
L’acte parfait est le non-agir
On se contemple et l’on est bien
La Vertu unit pacifie Elle divise différencie
Un coeur mouvementé est en danger
Le Te est une vertu bien nécessaire
La poésie est discours et musique
Un pauvre diable est condamné un grand brigand est félicité

Te 66

La pensée doit se taire pour laisser place à autre chose qu’elle-même
L’homme n’est ni le souverain ni le sommet de la nature
Glisser la nuit est un rêve et un aboutissement
Le siècle est frénétique
Le Tao est grandeur et il n’est pas que grandeur
Il est sain d’échapper à la religion quand c’est possible
L’éloignement peut signifier retour
L’éternité exige de ne pas exister pour soi-seul
L’humain est petit son esprit peut être grand

Te 65

Le Yin passif et le Yang actif sont des facilités de rangement
Il y a néanmoins une supériorité du Yin
Connaître est supérieur au savoir
Il est humain de s’éparpiller dans les détails
Les formes éphémères sont des formes
Il ne faut pas oublier le passé au profit du présent
La voie du Ciel est le non-agir
Sans être parfait on peut deviner la perfection
Ne nous battons pas avec des armes
L’homme n’est ni le maître ni le possesseur de la nature

Te 64

La complexité de la nature est un rythme une danse
La nature n’a pas de but
Troubles corruption indiscipline ruine
Le Tao n’a d’autre modèle que lui-même
L’homme a pour modèle la Terre le Ciel le Tao c’est-à-dire lui-même
L’homme doit rester simple
L’Un qui est et n’existe pas engendre l’existence et les existants
Les arrogants et les violents croient tout savoir
Les principes trop fermes nient le tao et le Tao
L’océan est et les vagues sont, chacun dans son ordre

Te 63

La femme entre parfois dans le royaume de la mauvaise foi
Elle y est reine et maîtresse
Il est nécessaire de disparaître pour ne pas avoir d’ennemi
Il ne faut pas trop perfectionner
Il faut être indifférent avant de produire un effort
Au delà du son y-a-t-il encore de la musique ?
Un grand voyageur ne sait pas où il va
On n’a de prise sur l’extérieur qu’en agissant de l’intérieur
L’Être n’existe pas mais il est
L’Être est un et le Un n’existe pas

Te 62

On peut très bien s’entendre avec un parfait étranger
On s’immerge dans le tao
Le sage approche du tao avec humilité
Les hommes d’une vertu inférieure sont intarissables sur la vertu
Le coeur du sage est profond comme un abîme
Le tao nous concerne dans notre quotidien
Le Tao est l’affaire de l’univers
Votre corps appartient à l’harmonie universelle
Le Vide n’existe pas pour lui même
Vérité réel réalité la réalité est sociale
Il est nécessaire parfois de détruire les racines

Te 61

Le Tao et le tao nient tout idéalisme
Un infini non défini, voilà le tao !
La vie se termine par un grand sommeil
Faute de savoir, je propose
L’absence d’intérêt égoïste rend possible la liberté de l’esprit
L’Un est extrême mais n’est pas extrémiste
Souvent les rites de victoire devraient être funèbres
Travaille le nécessaire néglige le superflu
Le nécessaire peut se cacher dans le superflu
L’illumination est gratuite

Te 60

Toute réalisation humaine respecte l’ordre de la nature
Toute définition est fausse
Le doute est perpétuel
La vie est au-delà de toute définition
L’être idéal est-il celui qui produit du vent ?
Qui se suffit est riche
Une fois les principes équilibrés en nous-mêmes, le repos est possible
Ne nous contentons de produire des ombres et des échos
Quand le néant se meut, il devient sensible