Un bon tao vaut mieux que deux tu l’auras
Un vrai classique n’est jamais parfait
Et toujours vide
Vous savez vous ce qu’est le vide ?
C’est fou comme tout se salit
Les deux font la paire
La pairche pour un copain inventeurche du sperche
C’est quand même beau l’ingéniosité humaine !
J’ai croisé Michel dans la rue Il m’a dit de te passer le bonjour
Qui est Michel ? l’amer Michel ?
Dg 23
Je suis blog et j’y mets mon tao mon tao à moi
Je blogue et je blague
Moi aussi j’ai fait des châteaux en Espagne
Et des châteaux de sable
J’adore la plaisanterie qui rit et qui fait rire
Ayons pitié des vivants les morts n’ont pas besoin de nous
Les solitaires n’ont pas besoin de nous
Tant qu’ils vont bien sur l’eau
Les histoires qu’on raconte lesquelles sont véridiques ?
Qui compte les mots à la place des maux ?
Dg 22
Une énigme : J’aime toujours Platon
Et je suis moins métaphysicien que jamais
Que font là jamais et toujours ?
Le tao me reveille à moi-même me révèle
« Elle n’est pas mon genre » signifie que je ne suis pas le sien
Mes voisins sont bel et bien utiles
Mes voisins vont bien sans se rendre utiles
Le début et la fin ne sont pas absolus
Tout est relatif
Tout et rien me sont relatifs
Dg 21
La mer est dans son plus beau camaïeu bleu
La mer est une femme
La mer est femelle
Le soleil lui fait du bien Il n’y a pas que lui
Le gris aussi est joli
Personne n’aime mon blog Moi je l’adore
Presque tous les jours il me permet de parler
Il est accessible à tous gratuitement
Dos d’églefin Flammekueche
Crevettes au curry Sorbet citron
Dg 20
Les nuages blancs s’enroulent à la montagne bleue
Dans les antiques jardins les terrasses sont en ruines
La rivière parait vierge
Le portail est en acier
J’aime bien les sentiers cachés par les herbes
Mes oiseaux n’étendent pas leurs ailes ou si peu
L’abondance ne coûte pas cher
Pourquoi sont-ils si drôles ?
La routine très peu pour moi
Pas de sport sauf s’il suffit de le regarder
Dg 19
Derrière le minois le plus agréable
Se cache une tragédie historique
J’ai brisé des liens pour en renouer d’autres
Souvent j’ai retrouvé les mêmes
Jamais mes poèmes n’ont été moins musicaux
Je ne suis pas l’hôte de l’océan
De la mer non plus
A peine de l’étang Je suis voisin de ses grenouilles
De ses nénuphars De ses nénuphars blancs
Je ne fais pas tressaillir les montagnes
Dg 18
Les nuages ne sont pas sages
La mer reste bleue
Puis-je méditer sur l’histoire ?
L’histoire ou l’Histoire ?
L’histoire ou les histoires ?
Comment méditer sur quelque chose d’aussi remuant ?
Je reste fidèle à mes convictions de jadis et de naguère
Je me laisse aller à la profondeur de mes événements
Je suis plus Chinois que jamais
Contre vents et marées je reste pour l’histoire
Dg 17
Je croise un paysage
En compagnie d’un vieil ami
Chaque humain a droit à sa passion
En dehors de ma petite famille
Ma passion est la poésie
Elle dévore l’ensemble de mes préoccupations
Elle est ancienne et récente
Elle n’est pas nécessairement de grande qualité
Pour soi la poésie est un état d’esprit
Pour les autres la plus haute des exigences
Dg 16 Montréal
Ma solitude n’est pas un isolement
La militante Régine vit avec moi depuis 1961
Moralité : nous vivons ensemble
Anne notre fille arrive à Montréal
La petite Florence va fêter ses trois mois
Félix et Mélodie sont des parents heureux
Hélène la grand-mère des grand-mères
Il faut que j’arrête Déjà je suffoque
Il vaut mieux que je sois gaillardement superficiel
Que je parle des fleurs et moins des coeurs
Dg 15
Je cueille les fleurs imprégnées de rosée
je m’abandonne à l’absence volontaire de soucis
Est-ce possible ?
Je perds la sensation d’appartenir au monde
La nuit est belle nos propos sont purs
La lumière de lune m’offre le sommeil
Tout en haut de la montagne de non-existence
Je préfère quand le ciel est ma couverture
La terre mon oreiller
Je n’ai bu que de l’eau et je suis ivre