Est-ce l’appel de ta voix ? Je me lève
J’échappe aux liens de ce monde
Au Pouvoir du monde
J’accepte la pluie je me lève
Je deviens nuage et j’erre
Avant d’être un jour de la poussière
Lève-toi et danse ma gracieuse idole
Je renonce à ma vie d’antan
Tu me serres dans tes bras
Je me lève
F.A.N.95
Je suis une lampe solitaire
Qui brille néanmoins
Seule à l’aube tu souris
Ma tombe fleurie d’un tapis de violettes
N’existe pas encore grâce à toi
Je me tiens les yeux ouverts
Au seuil de ton désir
De moi tu te retires
Me protèges-tu de la cohorte des douleurs ?
Je suis seul Tu restes dans mon coeur
F.A.N.94
Je me suis noyé
Au fond de la mer du péché
Je me suis initié à l’amour
Il m’a sauvé
Je suis mal famé je ne suis pas libertin
L’état amoureux ne se choisit pas
Je le tiens de ma nature
J’ai fait peu de voyages
Pour toi je voyagerais encore
Ma route est terrestre et marine
Je suis faible et fatigué
Pour toi je retrouverai ma gaieté
F.A.N.93
Le coeur poli par l’amour cueille le jour
Nous ne pouvons pas résoudre les problèmes
De ces sociétés qui nous laissent blêmes
Nous pouvons avancer sur notre chemin propre
Après les jeux de la jeunesse
Les plaisirs qui troublent le repos des sages se terminent
Le vin couleur de rubis
La beauté qui fait envie à la source de vie
Elle rend jalouse la pleine lune dans le ciel
Ceux qui ne veulent pas de ces plaisirs
Perdent le bonheur de vivre
Qui en a généreusement usé
Peut se permettre de vieillir
F.A.N.92
Si je pouvais franchir l’enceinte de ton jardin
Pour m’unir avec toi
Ma vie aurait un sens
Mon âme est inquiète
A ta porte sans force et sans argent
Pour entrer ou sortir
Je n’ai pas d’expédient
Où aller ? Que faire ?
Quel remède pour me guérir de ma maladie ?
Je suis victime d’un tyran la vie
Mon coeur en ruine est un gîte pour le tourment
L’amour polit le coeur
A l’abri de la rouille des événements
Quel crime ai-je commis pour que tu sois inexorable ?
Je dois me contenter du mal d’amour
Je n’en révélerai rien aux amis raisonnables
F.A.N.91
Le message de l’ange se résume à son sourire
Et à une paire d’ailes inutiles
Les temps sont durs pour ceux qui s’obstinent
A ne pas voir leur brutalité
Qui n’est pas initié
Ignore la musique
Il ne reconnait pas les messages équivoques
Qui essaient de tenir compte
Des contradictions du monde
Dans l’enclos de l’amour
Nous ne sommes pas à l’abri
Du tumulte extérieur
Parler à bon escient
S’essayer à la sagacité
Est un bon vieux programme
Mais il faut agir vite
Pas besoin de conseils trop subtils
F.A.N.90
Ne me réveille pas
Je m’adresse à ton image
Je redoute la séparation
La victoire de la Haine entre deux amis
L’invisible me parle
Quand tu te tais
Le temps n’est plus où les hommes de bon conseil
Devaient garder pour eux leurs idées
Aujourd’hui nous pouvons exprimer
Les secrètes pensées qui nous brûlent le coeur
Je ne célèbre pas la débauche
Mes intentions ne sont pas sans défaut
Je ne suis qu’un gueux reclus
Je t’offre ma sincérité
Tu n’en as rien à faire
F.A.N.89
Un ami fidèle tient sa parole
Il vient avec moi où je suis
Au bistro Dans le jardin
Entre amis il n’est pas question d’oeillades
N’importe quel oiseau ne peut chanter
Les psaumes d’amour
Je ne suis pas la fleur
Du rossignol poétique
Il n’est pas un ami
Je ne suis pas l’oiseau rare du temps
Le véritable ami m’accepte comme je suis
Je fais de même pour lui
F.A.N.88
Station mystique et mythique
J’attends en vain l’absente
Il n’y a pas de vent
Pour flatter le sol de la vallée
Je suis puni par sa seule absence
Je me consume
Mes paroles n’étaient qu’airs de musique
Je ne savais pas qu’elle était dure d’oreille
Le jeu d’amour n’est pas un jeu
J’ai joué ma vie j’ai perdu
Mon coeur rend l’âme
Pour le plaisir de cette amie
Je lui rends avec joie ce service
On prétend que les gens sages
N’abandonnent leur libre arbitre à personne
Je me frappe la tête
Je me réveille de ce cauchemar
F.A.N.87
La légende prétend que certaines femmes
Sont des bohémiennes
Infidèles bruyantes tricheuses et cruelles
Leur beauté de lune
Aime les robes fendues
Leur parfum d’ambre
N’embaume pas leur tombe
J’aime les contes les légendes
J’y place un grain de sel
Je prends à deux mains le manche de la raison
Je découvre le voile
Qui dissimule un grain de vérité