CC 1 *

La montagne est embrasée de feux qui s’élèvent jusqu’au ciel
Que sais-tu sur toi même ?
Ne sois pas endormi sur toi même à toi-même
Nous aimons la nouveauté
Contentons nous de ressusciter les vivants
En nous tous chaque instant il est un point de vérité
C’est peut-être comme un clou qui te blesse
Ton exil c’est la routine
Le mensonge est le pire des défauts, le pire des vices
Une voix crie dans le désert pour créer dans le désert *

* Le texte de référence est : Catherine Chalier, « Le rabbi de Kotzk, un hassidisme tragique », Arfuyen éditeur, 2018.

Sommaire :

PM 11 Fin : « Paroles des murs » – 1968 – 2018 3 / 06 /2018
APC 142 Fin : « Anthologie de la poésie chinoise classique » 2 / 06 /2018
Hegel : Dialectique du maître et de l’esclave 30 /05/2018
APC 133 Fin provisoire 28 /05/2018
APC 61 Li Po 22/05/2018
TSTS 15 Fin : « Tsimtsoum » – Méditation hébraïque 18/05/2018
APC 1 Début de l’anthologie de la poésie chinoise classique 17/05/2018
TSTS 1 Début du « Tsimtsoum » 16/05/2018
TTK + RH2 TAO-TE-KING + Récits hassidiques : commentaire 16/05/2018
TTK 47 FIN : Tao-te-king 14/05/2018
RH 49 Fin : Récits hassidiques 14/05/2018
TTK + RH Commentaire bibliographique 13/05/2018
TTK + RH Commentaire 12/05/2018
TTK 1 Début du Tao-te-king 10/05/2018
RH 1 Début des « Récits hassidiques » 8/05/2018
KZ 69 Fin des Kôans Zen 7/05/2018
KZ 21 Commentaire 6/05/2018
KZ 1 Début des kôans zen 5/05/2018
RF 17 Fin de « Recueil de la falaise verte » 4/05/2018
RF 1 Début du recueil de la « falaise verte » 4/05/2018
PZ 177 Fin du recueil « Les patriarches du zen » – Notice 3/05/2018
PZ 1 Début du recueil « Les patriarches du Zen » 23/04/2018
RAC 18 Fin du recueil « Poésies de Racine » 14/04/2018
RAC 1 Début du recueil « Poésies de Racine » 12/04/2018
LAR 18 Fin des pensées de La Rochefoucauld 11/4/2018 LAR 1 Début des pensées de la Rochefoucauld 9/04/2018
HE 41 Fin Ryôkan 7/04/2018
HE 1 Début Ryôkan 4/04/2018
PCE 100 Fin de « Poésie chinoise de l’éveil » 3/04/2018
PCE 1 Début de « Poésie chinoise de l’éveil » 29/03/2018
TWR 186 Note signalétique des références 28/03/2018

PM 11 LA VIE EST AILLEURS

NOUS SOMMES AU COEUR DE LA SOUFFRANCE
LA RÉPRESSION N’EST PAS LA PROPRETÉ
IL FAUT favoriser LE TRAVAIL VALORISANT
L’ENNUI D’AUJOURD’HUI EST-IL PLUS FORT QUE LA JOUISSANCE DE DEMAIN ?
LA POÉSIE EST PARTOUT
IL Y A TRAVAIL ET TRAVAIL, torture ou accomplissement
VIVE LE TRAVAIL LIBÉRATEUR !
LIBÉREZ LA VIE QUOTIDIENNE !
Il est temps de regarder les aveugles dans les yeux
REGARDEZ-VOUS, VOUS ÊTRES TRISTES
LA VRAIE VIE EST AILLEURS
VIVENT LES MÔMES ! Les poulbots !
NOUS NE SOMMES PAS DES IMBÉCILES HEUREUX
C’est moi de chez moi, ce sont eux de chez eux
SOYEZ RÉALISTES, DEMANDEZ L’IMPOSSIBLE

PM 10 VIVEZ SANS ENTRAVES !

RISQUE TES PAS LÀ OÙ PERSONNE N’A MIS LES SIENS
LA CONTESTATION EST D’ABORD DE VOUS PAR VOUS
TOUTE UNION DOIT ÊTRE LIBRE
DÉSIRE LA RÉALITÉ, RÉALISE TES DÉSIRS
MES DÉSIRS SONT RÉELS
LA DÉMOCRATIE DOIT ÊTRE AUSSI DIRECTE QUE POSSIBLE
COMME LA CONFITURE LA CULTURE – MOINS ON EN A PLUS ON L’ÉTALE
NE CONSOMMONS PAS MARX
LA RÉALITÉ EST SOCIALE AU QUOTIDIEN
CEUX QUI NE MEURENT PAS SONT DÉJÀ MORTS
LA LIBERTÉ COMMENCE PAR UNE INTERDICTION, CELLE DE NUIRE À LA LIBERTÉ D’AUTRUI
LA RÉVOLUTION LAVE PLUS BLANC
L’ORTOGRAFE EST UN MANDARIN
LES CONNARDS SONT PARTOUT
CONTESTONS TESTONS LES CONS

PM 9 L’IMAGINATION AU POUVOIR !

Les idées justes ne tombent pas du ciel. Elles ne viennent que de la pratique sociale.
A BAS LA SOCIÉTÉ ( MARCHANDE ) DU SPECTACLE !
EVITONS À TEMPS LE ROMANTISME DE L’ACTION
LA RAISON ÉCLATE EN NOUS ET LA FOLIE AUSSI
LA RÉVOLUTION EST EN NOUS
LA LUCIDITÉ EST LA BLESSURE LA PLUS PROCHE DU SOLEIL
L’HUMAIN EST DOUX QUAND IL EST LIBRE
PARLONS À NOS VOISINS
NOUS NE VOULONS PAS LE POUVOIR
LE FUSIL EST AU BOUT DU POUVOIR
LA VIE EST UN CIMETIÈRE D’IDÉES
DÉSOBÉISSONS !
LA VIE N’EST NI UNE ANTILOPE MAUVE NI UN BOEUF BLEU
LE SAVOIR PEUT INVERSER LA VIE, PAS LA CULTURE
LES JOURS DU PASSÉ SE RÉVEILLENT EN MOI
IL FAUT CHANGER DE MODE D’EMPLOI

APC 142 Fin de la série

Enfant je lisais tes poèmes Aujourd’hui je visite ton tombeau
Même avec autant de talent personne n’échappe à la mort
Mais je sais que même mort tu n’es pas mort
Ci-gît la cendre prise à un dieu
Tu tirais en plus le sabre en virtuose
Ta main se jouait des rayons de soleil et de lune
Ton ivresse était un flot de poèmes
Rien ne te séduisait sauf boire du vin et rechercher les immortels
En bonne compagnie le souterrain séjour est digne de te plaire
Livrons à la gaieté le reste de nos vies
Bûcherons et bergers bavardent sous les rayons obliques

*

Feux de la ville et lampes des bateaux
Les nuages noirs déversent leur encre du soir
Dans la nuit noire je me crois au plus haut
Je me penche pour voir les humains comme des étoiles

*

Nous lisons les vieux livres de notre point de vue
Comme des spectateurs autour d’une estrade de comédiens
En bas l’on se dresse sur la pointe des pieds et l’on tend le cou
Le niveau du balcon est le bon
Les spectateurs du parterre se vantent d’avoir tout vu
L’homme du balcon les entendant pouffe de rire *

* Il y a eu de bonnes choses sous les Ts’ing

APC 141

Ballade du damoiseau
Sabre précieux poignée de l’arc en jade
Cheval à selle brodée
Il brandit sa cravache
Il parade fier de son talent d’archer
Air de morgue et de vaillance
Depuis l’enfance il connait la cour
Soldats et vieux généraux se font tuer dans les terres lointaines

*

Sur les flancs d’un mont une route en sept lacets
j’ai le coeur noyé de rêves
J’entends des eaux qui pleurent
Elles murmureraient des adieux
Flots de sang aux yeux des voyageurs
Chargés de leurs sanglots
Lourds et sans fin
Le pipeau barbare frissonne à minuit
Le vent des frontières se lève
Nulle tristesse n’est plus triste

*

Un homme faisait paître un cheval appuyé sur son épée
Titre d’une peinture célèbre
Epée et cheval ont coûté cher
Dix ans il aiguisa l’épée dont il ne se servait pas
Chez lui il fait paître le cheval sous un roc
Il rêve au brocart aux blanches fourrures de renard
Il se montrait ceint de ses deux épées-dragons
Avec plein de morgue
Tout humain a son destin
Il serait vain d’en discourir
Il portait sa barbe noire cornue comme un dragon
Il arbore des cheveux blancs
Il ne peut attendre que sa tête ait des cornes
Il semble regretter d’avoir en vain tiré le sabre
Ne voyez-vous pas par tous les temps les revers et les succès s’engendrer dans la bourrasque ?
Ici on trouve encore un chasseur de tigre
On ne sait pas qu’il est un grand général

APC 140

Propos d’un fils
Aigle et milan fondent sur le poussin
Mais le poussin peut compter sur sa mère
J’ai franchi le seuil quitté mes parents
Le long du long chemin mon coeur frissonne

La belle a quinze ans les cheveux flottants
Elle laisse deviner sa petite poitrine
Sa coupe de jade invite au vin de raisin
« Si vous passez le fleuve jaune sous le ciel venteux
Vous n’aurez plus ce doux vin de printemps »

*

Lorsque la pluie terreuse emplit le ciel de bruine
Les feux follets comme les lucioles s’envolent
Ils s’éparpillent semant des étoiles dans le ciel
On croit entendre mille voix gémissantes
Ce feu tel un flambeau est un héros défunt
Il commande à l’armée des farfadets d’agir ensemble
Jadis c’est lui qui menait les légions
D’autres lueurs d’une noirceur de laque
Tapies au creux des monts chuchotent
Les chevaux des morts hennissent
Un vent fou tourbillonne
Les deux armées se heurtent
Sous les sabres invisibles les crânes tombent
Plus légers que les feuilles
L’éclat du sang reste aussi vif
Les os blanchis s’en vont en poussière en fumée
Les nouveaux morts rejoignent les âmes froides des anciens
Les veuves nouvelles n’envoient plus de vêtements d’hiver

Les derniers cavaliers entrouvrent leurs habits à la brise
En haut des monts les premiers laissent choir leurs doigts gelés dans la neige
Quittant le sol natal les soldats ont des cheveux blancs à la racine
Les larmes se teintent de rouge
Les cavaliers maudits chantent leur peine
Les nobles portent un bel arc ciselé à la ceinture

A flanc de la montagne une petite ruine de frontière
A l’ombre des bannières une tour de guet
Derrière le dernier escadron les fleurs
Devant les premiers cavaliers la neige
Franchissant la passe, comment ne pas tourner la tête ?

Les cavaliers sont descendus du ciel
Les frontaliers sont ébahis
Dans le fossé sans fin de la muraille
Les chevaux boivent il est à sec

PM 8 COURS CAMARADE ! LE VIEUX MONDE EST DERRIÈRE TOI

LE COMBAT EST NOTRE PÈRE À TOUS
IL Y A DE LA MÉTHODE DANS LA FOLIE
LE SACRÉ EST HOSTILE
OSONS !
LE BONHEUR RESTE UNE IDÉE NEUVE
LA LONGUE MARCHE DE LA FRATERNITÉ
DIEU EST UN SCANDALE QUI RAPPORTE
LA LIBERTÉ D’AUTRUI MULTIPLIE LA MIENNE
APPRENDRE !
NE SOIS AU SERVICE DE PERSONNE
SPONTANÉITÉ CRÉATIVITÉ VIE
POUR NE PAS MANQUER D’IMAGINATION, IMAGINE LE MANQUE
LES CONS SONT CONFORMISTES
LA CONTRE-RÉVOLUTION EST LA MORT
LE ROUGE POUR SORTIR DU NOIR
LA POÉSIE, LA LIBERTÉ ET L’AMOUR
N’OUBLIONS PAS LA LUTTE DES CLASSES

PM 7 ÈVE !

LA PROPRIÉTÉ EST ELLE PRIVÉE D’AVENIR ?
DU DIRE AU FAIRE !
EXISTE POUR ÊTRE
SOLITAIRE D’ABORD, SOLIDAIRE ENFIN
LA FAUSSE CIVILISATION
LE FAUX BON GOÛT
CRITIQUE TES PRÉJUGÉS
L’ÂGE D’OR EST SANS OR
COMMENCE PAR TE QUESTIONNER TOI-MÊME
TOUT EST « DADA »
NE NOUS PRENONS PAS AU SÉRIEUX
VIVRE LE PRÉSENT
EN ELLES-MÊMES LES FEMMES SONT ROUGES
ABOLITION DU VIOL !
ABOLITION DE TOUS LES VIOLS !
ARMES DE LA CRITIQUE POUR LA CRITIQUE DES ARMES
LE POUVOIR C’EST TOI
SPHÈRE DE DÉRÉALISATION : Pourquoi faire ?
TOUT LE POUVOIR AUX SOVIETS LIBRES