L’avertissement à Macron

Je suis de ceux qui ont admiré la performance unique d’Emmanuel Macron qui, à lui-seul du moins en apparence, a renversé un vieux système de partis qui paraissait presque éternel .
Au début des années cinquante du XX° siècle la France apparaissait championne du conservatisme politique grâce à la pérennité de son clivage droite-gauche depuis les années 1880 et la « Troisième république ».
La droite se gonflait d’anciennes gauches ayant réalisé leur programme, la Gauche avait développé un impressionnant parti communiste pour maintenir son rang.
Déjà le général de Gaulle a contesté ce clivage. Macron a été beaucoup plus loin en réussissant à imposer un « Centre » nouveau, ni de gauche, ni de droite, ou « en même temps » les deux.
Malheureusement depuis son arrivée au pouvoir Macron est le « président des riches ».
Certes il est bon que les « riches » reprennent confiance et investissent. Il ne faut pas oublier les « pauvres » pour autant.
Il ne serait pas mauvais que le problème des maisons de retraite permette une politique de « gauche »…

Les majorités selon Trump

Trump est un porte-parole, celui de la majorité des habitants de son pays qu’on appelle habituellement la majorité silencieuse.
Elle est ainsi appelée parce que la classe politique est censée la représenter afin de mieux l’ignorer.
Au pouvoir on est censé disposer d’un certain type de culture, un minimum rationnel, un minimum informé.
Ces qualités ne sont pas celles de la majorité de nos concitoyens qui ne croient que dans leurs préjugés, leur absence de jugement…

TT 12 Solon

J’ai épargné la terre
D’abord celle de ma famille
Puis celle de ma patrie
J’ai refusé la violence la tyrannie
Je suis sans renommée
C’est ainsi que mon absence de nom
Surpasse le nom de tous les hommes
Aussi parce qu’ainsi je peux plaire à chacun
Si on peut appeler ça plaire
Disons plutôt : ne pas déplaire
Nul humain n’est heureux
Tous sont malheureux
Tous ceux que le soleil regarde de tous ses yeux
Je peux mourir sans qu’on verse de pleurs

AP 8

Rendez-moi le temps de l’adolescence
Je n’étais qu’une espérance
Mon coeur n’était pas avide
Sauf des fleurs d’une vallée humide
Nous allions chantant
J’étais heureux sans rien posséder
Seuls mes désirs me fatiguaient
J’avais la force de la haine
Et la puissance de l’amour
Je semais à pleines mains la lune
Les étoiles les arbres la mer
J’allais sans coup férir de l’enfer au ciel
Et du ciel à l’enfer
Manquait un peu trop la terre !

TT 11

Pourquoi les nuages s’attroupent-ils
Au fond des ravins
Où rien ne se passe

Sur la rivière pas de pont
Suivons le fil
Le jour sera long

Les villageois descendent
Des gardiens des jardins
Ils étaient donc les gardiens des fleurs

Haïku

La rafale ne veut rien
Elle est le vent
Qui ne touche pas le sol

Sur la lande
Le vent est vert et brumeux
Sur la mer il est différent

Ici sur ce sentier
Le parfum des fruitiers
Se lève avec le soleil

Haïku

Sur la mer verte et bleue
Sur la mer brumeuse
Où va le vent ?

Sur la lande sur la montagne
Rien ne bouge
Quand il neige

Le vent souffle par rafales
Pour empêcher la pluie d’hiver
D’arroser les sols

TT 10 Arion

Tu es plus fort que les dieux
Parce qu’ils n’existent pas
Mais crains l’océan roi des mers salées
Ses poissons te narguent
Surtout les chiens de mer
Ils ne te chargent pas sur sur leur échine courbe
Leur chemin est sans sillage
Ils ne te jettent pas au flot des ondes pourpres

TT 9 Alcman

La nuit s’endort de mêler le gouffre et la cime
Le reptile et le raisin sont nourris du sol noir
Le lion l’abeille et le monstre
Sorti du profond de la mer violette
Les oiseaux aux larges ailes dorment encore
La fille que je cherche est une cavale
Dont les sabots bruyants sont des songes volants
Sa chevelure est un flot d’or pur
Pas d’anachronisme surtout
L’anachronisme tue le poésie qu’il est censé aider
Les pléiades se lèvent dans la nuit d’ambroisie

AP 7

Qui vient semer le long du sentier
Foulé par une amante ?
Quel argent récompense la gloire ?
Qui protège les dieux ?
Qui nous sauverait de la puissance de l’homme ????
Je fais grand cas de l’art et du génie
Je ne sais que faire du hasard
On se rencontre on s’enchaine
On est heureux On est malheureux
Le roman est terminé
La jeunesse cherche des feux
A l’homme fait rien ne convient
Certains jeunes sont plus convenables