Pz 253 Fin d’un rêve ?

Que d’histoires autour de cette série Pz ! Elle est maintenant finie pour la fin de l’été. je l’ai abordée sans illusions, je l’ai continuée avec passion. D’un simple développement de mes « translations », elle a fait de moi en pensée un poète franco-chinois, alors que je connais si peu cette grande civilisation.
Il va falloir que je passe à autre chose, je n’ai pas beaucoup d’idées…

P.S. : Je n’ai pas écrit cette série pour avoir des lecteurs… Elle est du reste illisible en continuité…

Pz 252

Comment parler dans l’oubli des mots ?
Les poètes sont multiples
Ils sont poètes et autre chose
Mon rêve était d’être l’un des sages de la forêt de bambous
je n’ai jamais quitté ma famille poétique
Il parait qu’il existe une prose parallèle
Il y a peu de poètes fous et visionnaires
Je connais au moins un fonctionnaire poète
J’aime bien les rimes cachées
La terrasse est une tribune

Pz 251

Haut et bas proche et lointain
Se ressemblent et ne se ressemblent pas
J’ignore le vrai visage de la montagne
Je sais seulement que j’y suis
Il faut avoir des idées Il faut bien
Ne pensez ni au bien ni au mal
Cherchez le visage originel quitte à ne pas le trouver
Ton originalité est certaine Il ne faut pas l’exagérer
Je ne peux que vivre je n’ai rien à dire
Comment être réaliste sans en parler ?

Pz 250

A défaut d’atomes crochus essayons les points communs
Le voyageur traverse les minuit et les murs
A qui appartient le printemps ?
L’eau vive déborde Elle efface nos traces
Un rêve s’efface un autre prend sa place
Les oiseaux appellent à la fête de l’amour et l’amitié
Le printemps souffle sur l’herbe parfumée
Les chemins réapparaissent sur les versants
Le soleil et le vent éperdus de tendresse
Reviennent effleurer les crânes chauves
Quel est le synonyme de synonyme ?

Pz 249

L’art de dire ceci en disant cela
La bruine m’égare plus que la brume
Je n’ai pas retrouvé le temple des parfums
Un langage mort est encore une langue
La source sanglote parmi les rocs
Au bois profond nul ne me connaît
Au faite des saules les nuées sont lovées
Mon esquif jaillit entre les roches
L’esprit est vide aux reflets de l’étang
Mes nuits ont l’hospitalité d’une auberge

Pz 248

Quand on aime on aime par mauvais temps
On constate plus qu’on ne voit
Le poète redescend dans la nuit
Je te raccompagne toi qui pars
L’ombre au loin s’évanouit dans le bleu
il est toujours des dégâts, certains irréparables
Mon esquif franchit presque tous les obstacles
je pose devant mes poignets le bracelet de cristal
Souvent le sage ne sait que dire
Ta vitesse le prend de court

Pz 247

L’essence vide de la sagesse
Qu’ils mordent ou se moquent !
Il vaudrait mieux mettre le feu au ciel
L’envers est souvent plus juste que l’endroit
Douce rosée de leurs sarcasmes de leurs blasphèmes
Le brasier de l’impensable est toujours vif
En quel lieu goûtes-tu l’éveil ?
Je dispose d’un refuge auprès du bois désert
Par la fenêtre je vois l’unique et pur sommet
Je devine l’infini des vallées

Pz 246

Chaque grain tient sa lumière d’univers
L’exaspérante multitude multiplie les ombres
Le vide appartient à l’essence de toute chose
Le lion rugit Sa parole est sans peur
Dans l’apaisement de toutes les références
La nuance est poétique
Aucune force ne vaut pour rien ni personne
Reflets de la lune en mille lacs en mille miroirs
Beaucoup de fleurs s’arrosent ! D’autres s’enivrent !
Le corps absolu de tout éveil nous inonde

Pz 245

Au murmure du paysage nait une fleur
Au sommet du mont triomphe la fraicheur
Qui tombe sur les bois de ma vallée
Les fumées galopent par la porte du ravin
Il y a des colonnes de tous les genres
Ma vie va libre et sans tracas
Ses mouvements laissent des traces
Le soleil s’éclipse laissant sa paix au paysage
Mon esprit est un miroir libre de tout reflet
Les grenouilles s’en donnent à coeur-joie peut-être

Pz 244

Je me promène au mont
Le ciel s’écartèle au péril des rochers
Le soleil se déchire au vertige des arbres
Dans l’ombre des ravins meurt l’éclat du printemps
Je n’habite nulle part Je dors dans l’absolu
Je grimpe aux arbres Je mange un fruit
Je joue aux cartes Je fais sans faire
L’ocean sublime ne se couvre pas de muriers
Fatigués et sournois nos esprits ne peuvent se rencontrer
J’escalade les terrasses du ciel