Tj 2

Comment peut-on tenir le vide en estime ?
Dans une estime quelconque ?
Autant aimer le rien qui est parait-il quelque chose
Je répète à peu près le grand Raymond Devos pour qui en effet trois fois rien c’est quelque chose
On peut dire que le vide n’a rien à faire de l’estime
Le vide se fout de tout et surtout de nous
Tout est plein de vide
C’est incroyable et pourtant vrai
Le vide est plein de nous

P.S. : Précédent article Tj, le 3 / 5 / 2017

La politique n’est pas une science exacte

Le 9 avril 2017 je donnais mes pronostics pour l’élection présidentielle. ils se sont révélés exacts pour l’essentiel, à un ou deux % près, à part peut-être une légère surestimation de Macron au premier tour, correspondant à mon désir profond ( 27% ). L’ordre des candidats était le bon.
En ce jour, trois jours après l’élection triomphale d’Emmanuel Macron, je suis incapable de dire quoique ce soit sur les élections législatives, sauf qu’il vaut mieux, selon toute vraisemblance, voter « République en marche ».
Dans la logique d’articles précédents, en particulier du 20 / 11 / 2016, je me félicite de la rupture entre le P.C.F. et la mélenchonite, à l’occasion de ces si importantes élections législatives.
P.S. : On peut consulter l’article de Régine dans son blog sur les difficultés concernant le droit du travail.

Ma 20 et fin des Ma

L’angoisse est nue ses ongles griffus vers le ciel
Elèvent la lampe vespérale qui ne brille plus
Le rêve est incendié par le noble phénix
Résurgence d’espoir condamnée à périr
A se réduire à une amphore funéraire
Dans un recoin du grand salon vide
Bibelots immobiles tentures figées
Car le maître de maison tarde à revenir
De son séjour sur les rives du Styx
Il se réduit à un objet dont seul le néant s’honore
L’or n’agonise jamais La croisée est vacante
L’homme réapparait enfin nu et jeune
Accompagné de sa seule jeune femme Licorne
Elle rue et hennit le feu passe ses narines
Naguère défunte nue dans l’ennui défini par le cadre
Tout explose Pour combien de temps ???

Ma 19

Le suicide est beau s’il est victorieux
La tempête de sang Son écume
Laisse l’habit de pourpre sur le sol
Symbole dérisoire de mon futur passé
Ne suis-je qu’un lambeau maintes fois festoyé
Certes l’ombre nous fête Je m’attarde
Mon nonchaloir est plus vaste que nos rêves
Le trésor de tête n’est jamais un délice
Le triomphe puéril se porte comme un calice
Quand il n’est pas une nouvelle torture
Tu te poses sur des coussins qui te vont bien
Bariolés colorés africains mieux qu’un casque guerrier
Ton impératrice est une enfant aux cheveux blancs

Ma 18 : Bonjour café

Sous ton aile
L’ombre est sans danger
Le rêve est oublié

Pour un nouveau-né
La menace est funèbre
La menace est totale

La marchande
Marchande à nouveau
Le prix d’un cheval
D’un beau cheval de trait

Sous les insignes de la loupiote
La loupiote de la roulotte
Le loustic a du nez allongé
il plonge dans l’ombre nue

Tes états d’âme Eric*
Tu rêves d’Amérique
Montréal n’est pas un mont
Montréal n’est pas royal
On s’en va à Ottawa en wawa**

Le nez revit à tout vat
Tout est fait tout est à faire
On revient d’Ottawa en wawa

Ce rêve n’a ni queue ni tête
Il est temps je me réveille
Bonjour café

* Citation d’une jolie chanson
** Autre citation d’une autre chanson, de Charles Trénet s’il vous plait

P.S. : Certains d’entre vous ont horreur de cette série MA. Rassurez-vous : elle est bientôt finie.

Ma 17

Quand l’ombre menaça de sa funèbre loi
Le désir du rêve et le vieux mal de soi
Affligé de périr sur un mode funèbre
Sous les ailes des oiseaux de vie
Le luxe s’est répandu sur les trottoirs de moi
Salle d’attente pour les normaux du monde
L’orgueil s’attendrit de se voir face à face
Les guirlandes sont célèbres qui se tordent

Ma 16

Affliction je ne prononce pas ton nom
En moi se succèdent les toi et moi
Indubitables témoins du passé sans loi
Ombres sans danger néanmoins menaçantes
Un rêve oublié erre sur le plancher momifié

Il a ployé son rêve indubitable en moi
Salle du luxe du bois d’ébène des rois

Ma 15

Quand la loi menace funèbre fatale
Le vieux rêve d’un monde neuf et ancien à la fois
Persuadée de périr sous les miroirs obscurs
Elle suit le long sillon des ténèbres nouvelles
La grande salle où l’on séduisait les rois
Les guirlandes se tordent pour séduire
Salle d’ébène salle Seul l’oeil d’un solitaire
Perçoit la trahison des orgueils meurtriers
Pourtant le solitaire est ébloui par sa foi

Ma 14

Qui ne vaut ? Qui ne vaut ? La sollicitude
fait masse la sollicitude vaut masse
Mallarmé m’a mal armé Je ne fais pas masse
Une majuscule ne change rien
Quand l’ombre mince menace deux fois
De sa fatale loi le dur mal de dos
Affligé de périr sous le poids des vertèbres
Ouais les voutes sont funèbres le plafond ploie
Son bibendum sucré sa cruelle guimauve
J’ai peur des sortilèges mesquins

Tj 1

Il est un être qui engendre
<<<et qui n'est pas engendré
Un être qui transforme
<<<ET QUI N'EST PAS TRANSFORMÉ
AINSI LE NON-ENGENDRÉ
<<<peut produire l'engendré
Le non-transformé peut transformer
Le transformable
L'engendré ne peut pas ne pas engendrer
Le transformable ne peut pas ne pas transformer :
Texte hermétique