Ma 4

Par jeu vous voulutes vous volatiliser en volutes
Au son harmonieux de nos différentes flutes
Mon essai n’eut de mérite que de révéler un peu
Alors qu’il eût suffi de vous regarder au visage
Que vous offrez si noble et gentil paysage

Mon souffle est vain s’il ne se joint pas au tien
J’exclus jusqu’à la limite extrême le désert qui est le mien
Les membres perclus mon manque notoire de moyens
Ton ventre très naturel et si clair que l’on croit y entendre
Les rires de la petite enfance affamée de l’Etre
Avant de l’être de l’air de l’air

Ma 3

Les roses frigides ne sont pas les plus belles
Ton souffle est du givre
En buvant ton blanc calice
Je suis prompt je ne suis pas ivre

Mes battements de coeur
Ne délivrent pas la lyre enchantée
Un choc profond m’apparait nécessaire
De rire fleurir ivre

Le ciel est un détail un éventail
Une fleur arrondie la fiole qui rend fou
Un monstre orageux qui pleure à froides larmes
Qui se rend sans armes

Ma 2

Tu gardes mon style dans tes mains
Je plonge par pur délice sans chemin
Ton mensonge est subtil
Je reste dans ma future île

Le coup prisonnier de lui-même
Recule sans honte crépuscule
Chaque battement de mon coeur
Recule l’heure

L’horizon est délicat
La fraicheur de son baiser
Fait frémir le prisonnier
Né pour personne

Il ne peut ni jaillir ni s’apaiser
L’empire d’un seul et grand baiser
Il frissonne il frissonne
Je reste bêtement affranchi

Devines-tu pourtant
La table rase et violente
Des sentiments inassouvis
Tu te dérobes farouche

Ton rire enseveli
Ton paradis inaccessible
Se réduit à un coin de bouche
Qui se plie en un pli

Le sceptre du gouvernement rose
Indique le rivage stagnant
Sous les soirs dorés
Les passions sont inutiles

Ton envol est blanc
Comme l’appel du grand khan
Il est fermé sur lui-même
Même ton drapeau est blême

Ma 1

Ton langage battement d’ailes
Ta langue source si précieuse
Vers le futur se dégage
En respirant pleinement
Ton présent cadeau

Tu n’es jamais que le courrier
Du vent et de son éventail
Le même qui a visité deux fois
Le miroir aux vérités

L’invisible cendre
Du chagrin trop profond
Tapisse ton coeur
Trop candide

La trompette de l’été
Suffira-t-elle à chasser
La paresse des mains d’hiver
Gourdes et engourdies

L’Union rationaliste

En ces temps de grand désordre dans les esprits, on aimerait trouver un havre de paix et de raison. Pourquoi pas l’Union rationaliste ? Dès la première présentation, on découvre dans son staff directeur au moins une personne obsessionnelle, passionnelle, irrationnelle. La chose est entendue : il est vain de chercher un refuge. il faut continuer le combat. L’Union rationaliste continue le sien grâce en particulier à Guy Bruit.

Le P.C.F.

En 1967 le P.C.F. ( le parti communiste français ) était pro-soviétique, encore peu ou prou stalinien, solidifié, mais en son coeur idéologique, il était sérieux, sérieusement marxiste-léniniste, proche de Marx et d’Engels. Il représentait près de 20% des électeurs.
Aujourd’hui il est caché par Mélenchon et ses « insoumis ». Il a eu le courage d’appeler à voter Macron au second tour de la présidentielle, loin de l’hésitation coupable de Mélenchon. Mais qui s’en est rendu compte ?
P.S. : N’hésitez pas à consulter les autres catégories de ce blog, en particulier Poésie et Réflexion.

La mélenchonite

Mélenchon n’est pas un homme politique, un tribun, c’est un gourou qui crée autour de lui un comportement de secte, un enthousiasme suspect sans raison sérieuse, la dénégation d’une partie de la réalité, la fabrication d’histoires à couper le souffle et à la mords-moi le noeud, sur fond d’affectivité d’autant plus intense qu’elle est vide, mais hystérique. Il se sert avec talent du désarroi d’une partie de la population, en particulier à Marseille. Mélenchon, c’est aussi une histoire marseillaise. La mélenchonite, c’est une maladie mentale pour l’instant circonscrite. Mélenchon n’aura pas le temps de se muer en clown sanglant.

Un échec historique : Valls

Manuel Valls a bénéficié d’une incroyable chance historique : être premier ministre pour appliquer le programme « Deuxième Gauche » de Pierre Mendès-France et de Michel Rocard. Bien au contraire , il a suivi la ligne du nationaliste Chevènement qui, en 2002, a entrainé l’échec de Jospin en se présentant à l’élection présidentielle. Cette politique a valu à Valls d’être battu à la primaire du pari socialiste au profit de Hamon !!!
De plus, au pouvoir, il a successivement gêné Macron et Hollande, en plus de commander des sondages sur sa popularité personnelle !
Ceci dit, il a manifesté un réel courage personnel et politique en se ralliant à Macron.

La limite trotskyste

Nous aimons bien Olivier Besancenot, mais pas quand il soutient les casseurs qui ont parasité les manifestations du printemps.
Nous aimons bien Philippe Poutou, mais pas quand, terrassé par son propre mot d’ordre, il ose demander aux collègues proches du policier assassiné s’ils ne préféreraient pas ne pas avoir d’arme. Se souvient-il du policier britannique, désarmé, tué à Londres ?
Il est vrai que, dans une France pacifiée, il n’y aurait pas de raison que les flics soient armés.