Mn 97

Les principes des sages sont les mêmes
En tout lieu en tout temps

Il est bienfaisant de construire des ponts
Mais on ne peut aider chacun à passer le pont

Si le prince considère ses ministres
Comme les membres de son corps
Les ministres considèrent le prince
Comme leur coeur et leurs entrailles

– – –

Sous un prince humain
Les sujets sont humains

Le sage s’abstient de tout
De ce qui n’est honnête qu’en apparence

Si les hommes vertueux délaissent ceux qui ne le sont pas
Il y aura bien peu de différence entre ceux qui sont vertueux
Et ceux qui ne le sont pas

Celui est grand qui a conservé le coeur d’un nouveau-né

Rendre à ses parents les honneurs qui leur sont dus
Après leur mort est le plus grand des devoirs

Mn 96

La bonté est d’abord piété filiale
La justice est aussi respect envers les frères ainés
Bonté et justice sont le fruit principal de la sagesse
L’urbanité règle et couronne ces deux vertus
La musique les rend agréables
C’est ainsi qu’elles se développent
Rien ne peut plus les arrêter
Toutes ces attitudes vertueuses se manifestent
Sans qu’on y prête attention
Dans les moindres mouvements des pieds et des mains

Mn 95

Il est répréhensible de ne pas avoir d’enfants
Cette faute est plus grave que d’encourager
Ses parents à mal faire
Ou que de refuser une charge lucrative
Qui permettrait d’aider ses parents

Se marier sans avertir ses parents
Faute d’obtenir leur consentement
Equivaut selon les sages à les avertir
Si des enfants peuvent ainsi les célébrer

Mn 94

Un fils soignant son père ne manquait pas
De lui servir du vin et de la viande
Il demandait à son père ce qu’il devait faire des restes
Qu’il ne voulait pas resservir à son paternel
Puis le fils cadet remplaça son frère
Lui-aussi il servit de la viande et du vin
Il ne parla jamais des restes
Qu’il comptait resservir à son père

C’est le prince qui doit se corriger
Le reste suivra

MN 93

Le sage ne fait pas lui-même l’éducation de son fils
Car si celui-ci ne suivait pas les règles de bonne conduite
Enseignées par le sage
Celui-ci serait obligé d’user de sévérité
Blessant ainsi le coeur de son fiston
Le fils se dirait peut-être que son maitre et père
Ne marche pas encore dans la voie droite
La désunion entre le père et le fils
Est un grand malheur
Il faut savoir se garder de soi-même

Mn 92

Les personnes de sexe différent
Ne se donnent pas la main
Mais si une femme se noie dans une rivière
Vous lui donnez la main pour la sauver
Quand l’empire est plongé dans l’abîme
On ne le sauve pas en violant les règles et les lois
Mais en les faisant revivre
Prétendez-vous que je sauve l’empire avec la main ?

Mn 91

La politesse d’un prince est absence de mépris
Sa modération l’empêche de voler les biens de ses sujets
Un prince méprisant qui enlève leurs biens à ses sujets
Ne craint qu’une chose, qu’on lui résiste
Pourrait-il passer pour poli et modéré ?
En changeant le ton de sa voix, en arborant un sourire ?

Mn 90

Rien ne vaut plus en l’homme
Que la pupille de son oeil
Elle ne peut cacher ce qu’il a de mauvais
Elle brille si le coeur est irréprochable
S’il ne l’est pas, elle est sombre, comme obscurcie
Ecoutez de plus les paroles de cet homme
Rien de lui ne vous sera caché

Mn 89

Que penser de ceux bien intentionnés
Qui servent les princes tyranniques ?
Confucius les condamnait
Surtout ceux qui aident à la guerre
Laquelle force la terre à dévorer la chair des hommes
Il condamnait au supplice le plus rigoureux
Celui qui excelle à faire la guerre

TWR 112

Le 11 / 02 / 2017 paraissait the latest but not the last article TWR :

Je suis le vieillard de la montagne
Qui marche seul et rejoint de temps à autre ses semblables
Je suis aussi le sage retiré qui s’est trouvé une cabane
A flanc de montagne
Je suis très occidental et je suis très chinois
J’étais très sociable
Le vieillissement a eu ma peau
Mais elle n’est pas à vendre
Tout ceci est fantaisie
J’aime la mer, je n’ai jamais vécu seul, je n’ai rien de chinois
Pourtant ma blague a du vrai
Un exemple : Avec ce qui me sert de pensée
Je poursuis mon chemin j’espère
Sur la ligne de crête