Quand les barbares du nord
Ont commencé leurs incursions
Le prince leur offrit des fourrures et des soieries
Ils revinrent
Il leur offrit des chiens et des chevaux
Ils revinrent de plus belle
Il leur offrit des perles et des pierres précieuses
Ils revinrent encore et encore
Le prince se sentit impuissant
Il ne voulait pas quitter la terre de ses ancêtres
il ne voulait pas laisser mourir son peuple
Il décida de partir
Les habitants se dirent : » C’est un homme doux et bienfaisant qui part »
Ils suivirent le prince dans sa nouvelle ville au delà de la montagne
Comme une multitude de joyeux drilles se rendant à la foire
Mn 29
Le projet de sacrifier votre liberté
Ainsi que celle de votre principauté
N’entre pas dans mon esprit
Ne peut entrer dans le vôtre
Pourquoi ne pas creuser plus profond les fossés qui vous gardent ?
Pourquoi ne pas surélever les remparts ?
Convoquez le peuple pour sa défense
Mettez-vous au premier rang
Bravez la mort
Le peuple ne reculera pas
Mn 28
Dans les récents temps de disette et de calamité
Des milliers de personnes âgées ou infirmes
Sont mortes en se roulant dans les fossés et les canaux
Des milliers de robustes ont fui dans toutes les directions
L’administration est restée indifférente
Alors que les greniers et les magasins du prince étaient pleins
Aucun de vos officiers ne vous a averti de quoi que ce soit
N’oubliez pas que le peuple rend ce qu’il a reçu
Mn 27
« Si pendant son absence un ami
Ne prend pas soin de votre femme
Ni de vos enfants …? »
« Il ne sera plus mon ami »
« Si le chef de la justice
Rend des arrêts injustes
Et ne dirige pas les juges ? »
« Je le destituerai »
« Si le royaume tout entier
Est mal gouverné ? »
Le prince ne dit mot
Regarde à droite et à gauche
Finit par parler d’autre chose
Er 85
Rome 1er siècle après le Christ :
Pour mon père je serai toujours une petite fille
Il ne sait pas qu’un esclave libyen m’a déflorée
Je ne voulais pas Il m’a caressée doucement
La pénétration m’a fait mal mais elle m’a fait plaisir aussi
Puis j’ai eu un esclave gaulois délicat le garçon
Maintenant je veux garder mon esclave thrace
Il est brutal mais je suis une femme maintenant
Voilà-t-y-pas que Papa m’apprend qu’il me marie
A un fils de sénateur qui possède une villa à Pompeï
La ville la plus agréable de l’empire
Conseillée par un amie
Je me suis fait réparer mon hymen
Par une vieille sorcière
Je n’aime pas le fiston
A mon avis c’est un pédéraste
J’espère bien qu’il me laissera aussi libre
Que Messaline la femme de l’empereur
Je suis affamée de sexe Je tiens de ma mère
La matrone respectable par excellence
Papa est cocu maman sort souvent
Alors qu’elle a de bons esclaves à la maison
Er 84
J’étais encore petite
Mon père m’a poursuivie dans l’appartement
Il m’a jetée sur mon lit
M’a sorti les seins
« Ta mère m’a quitté ! je n’ai plus que toi »
Il pleurait
Je me suis dégagée Il m’a rejointe
Il m’a enlevé ma culotte
« Sois gentille ! je ferai tout ce que tu voudras »
Il a mis deux doigts dans ma vulve
Comme je l’ai appris à l’école
Je lui ai donné un coup de pied dans les couilles
Il s’est effondré en sanglotant
Il m’a fait pitié Je lui ai apporté à boire
Il m’a caressé machinalement les seins
Je l’ai laissé faire il n’a pas été plus loin
Mn 26
Quand le prince attaquait certains barbares
Les autres se plaignaient qu’il ne s’intéressât pas à eux
En fait les peuples avaient les regards tournés vers lui
Comme quand en temps de sécheresse
On observe les nuages peut-être l’arc-en -ciel
Pendant les conflits le peuple
Continua sa vie quotidienne
Le prince châtia les souverains et consola les peuples
Ils éprouvèrent une grande joie
Je me souviens : Quand il attaqua un tyran
Le peuple était heureux comme s’il le sauvait
Du feu ou des eaux
Il l’accueillit avec des corbeilles de vivres
Et des jarres de boisson
Nul ne fut mis à mort
Ni mis aux fers
Er 83
Dans quelle famille suis-je tombée !
J’ai de bonnes relations avec ma belle-mère
Elle m’embrasse légèrement sur la bouche
Me caresse les seins en passant
Mais quand elle m’a mis la main au panier
En disant : « La belle petite garce ! »
Là j’ai dit non : « En voilà assez ! »
J’ai tout dit à mon mari
Tout ce qu’il a trouvé à dire : « Elle t’aime beaucoup »
Deux mois plus tard il faisait une chaleur d’enfer
J’étais presque nue je n’avais pas de culotte
Mon beau-père m’a mis la main sur la chatte
Murmurant : « Ah ! La belle poupée ! »
Je l’ai giflé je me suis enfuie
Mon mari : « Il a la main leste »
Quand il m’a proposé de faire une partie à trois avec sa soeur
J’ai hésité pas la soeurette
je me suis laissée faire je le regrette encore
Sauf la caresse des quatre seins
J’ai appris quelque chose Elle pratiquait
Avec une agilité incroyable le « conjuguere cunnos »
La conjonction des chattes
Mais quand mon cher époux a préféré jouir sur elle
j’ai compris que j’étais dans une famille de fous
incestueux de plus Je demande le divorce
Mn 25
Vous vouliez attaquer la principauté voisine
Ses habitants sont venus
Au devant de vos soldats
Et leur ont offert des vivres et des boissons
Vous avez renoncé
Plus tard c’est ce même peuple
Qui s’est révolté contre le tyran
Vous lui avez alors porté secours
Sans coup férir vous avez conquis la province
Mn 24
Ne vous croyez pas obligé
De tout faire vous-même
Sachez déléguer
Par exemple je sais que ce diamant
A l’état brut vous n’oserez pas
Le tailler vous-même
Vous allez le confier
A un lapidaire de confiance