Mn 23

Pour construire un palais
Il vous faut de grands arbres
Faites attention à ce que les ouvriers
N’amincissent pas exagérément
Les colonnes et les poutres
De même faites attention
A ce que vos serviteurs et vos officiers
Ne cherchent pas les richesses et les plaisirs
Qui amincissent la vertu et l’habileté

Mn 22

Le prince : « Est-il permis à un sujet
De tuer son prince ? »
« Celui qui viole la vertu qu’on nomme humanité
Est un malfaiteur
Qu’il soit prince ou pas
Celui qui viole la justice
Est un scélérat
Qu’i soit prince ou pas »

Mn 21

Seigneur, si votre entourage décrète
Qu’Untel est incapable
Ne le croyez pas
Si vos officiers en province décident
Qu’Untel est incapable
Ne les croyez pas
Si le peuple pense qu’il est capable
Examinez son cas
Si votre entourage et les officiers
Condamnent quelqu’un à mort
Ne les-croyez pas
Si le peuple souhaite qu’il meure
Examinez sérieusement son cas
Si vous le faites mourir
On dit que c’est le peuple qui est responsable

Mn 20

Un prince demanda au sage s’il pouvait détruire
Une ruine royale
Meng Tzeu répondit : « Cette ruine fait partie
De notre patrimoine le plus ancien
Et le plus prestigieux
Ne la faites pas disparaître
A l’époque où fut édifié ce palais
C’est aux quatre classes les plus infortunées
Que revenaient les premiers subsides
Les veuves et les veufs âgés
Les personnes âgées et solitaires
Enfin les orphelins »
Le prince : « J’aime les richesses »
« Faites-en bénéficier le peuple
Et vous en aurez au centuple »
« J’aime les femmes »
« Si chacun de vos sujets en âge de procréer
A une femme ils pourront dire
Qu’ils vous ressemblent »
« Ce n’est pas ce que j’appelle aimer les femmes »
« Vous avez bien une reine une épouse royale
La mère de vos enfants légitimes »

Erotoques 82

Je m’ennuie Personne de mon âge
Dans cette fête pour adultes consentants
Je reste assis sur le canapé d’un petit salon
Une dame entre une coupe de champagne à la main
Elle se penche vers moi J’admire son décolleté
Elle me prend la tête l’attire
Je baise ses seins Elle les sort de sa guêpière
je les brasse je les malaxe
Elle m’embrasse à bouche-que-veux-tu
Un gros bruit Elle se relève : « Attends-moi  »
Je reste assis l’air bête Je finis le champagne
La dame entre avec une amie
La seconde sort ses seins de son soutien-gorge
Je recommence à jouer avec les deux joujoux
La première nous tourne le dos
S’assied sur ma queue qui devient un tremblement de terre
Un bruit encore plus fort retentit à l’extérieur
Les deux dames se relèvent L’une dit :
« Pour une fois qu’on a un petit jeune tout frais »
A leur demande je reste assis
Personne ne vient Je m’éclipse
Toujours l’air bête

Mn 19

Un prince quitta la capitale
Pour vivre à la campagne
Il distribuait des grains
A ceux qui n’en avaient pas assez
Il libéralisa l’accès à ses étangs
Il demanda à ses musiciens
De composer des musiques allègres
Pour le peuple et lui
Sa devise : « Celui qui empêche son prince
De mal faire, non seulement ne commet aucune faute,
Mais il aime véritablement son prince »

Mn 18

Autrefois voyager pour un prince
C’était se rendre utile
Par exemple au printemps
Distribuer des grains
Aujourd’hui on descend avec le courant
On poursuit l’accomplissement de ses désirs
Dans une troupe nombreuse
Sans revenir en arrière
On s’abandonne au vin à la chasse
On ne marche jamais à contre-courant
On perd son temps
On ruine l’Etat

Mn 17

Un prince rendit visite à Mencius
Il lui demanda : « N’aimez-vous pas habiter
Une demeure agréable ? »
« Bien sûr. Ceux qui sont privés de ce confort
Blâment le prince
Et ainsi se mettent en faute
Mais le prince qui ne permet pas au peuple
D’y avoir accès a tort
Si le prince se réjouit des joies du peuple
Le peuple se réjouira avec lui »

Campagne électorale

Mélenchon poursuit avec succès son one-man-show sans intérêt politique
Le petit Hamon ne dit plus que des injures peu inspirées Il ne remplit pas les salles Le bruit court qu’il a vendu sa femme à LVMH et grâce à cette négociation vit dans un appartement de 300 m carrés avenue Foch dans l’un des quartiers les plus chers du monde
D’où provient cette déchéance ? Des Jeunesses socialistes, ses seules études, école de ce qu’on appelle là-bas le « maffiotage », c’est à dire la magouille, les coups bas
Macron prend des airs d’imperator, en partie justifiés
Fillon a endossé un beau costume
Marine Le Pen roule sa pelote, à moins que ce ne soit une boule de merde

Er 81

Je ne vois pas souvent ma grosse tante
Elle habite au bord de l’eau
Je lui téléphone Elle me dit : « Viens »
Elle m’ouvre en peignoir
Elle s’assied à côté de moi
Un sein glisse je l’embrasse
Je caresse l’autre sein
La main de ma tante est sur mon pantalon
Survient ma jeune cousine la fille de la maison
Qui commence à crier
Tata avec une violence extraordinaire
Court vers sa fille la gifle
La sert contre elle lui prend les seins à pleines mains
« Tu te tais p’tite salope Quand t’as une pine dans le con
Tu viens pas me trouver p’tite put' »
Elle renverse ma cousine sur le canapé
Se retourne vers moi : »Viens profite »
La cousine s’apaise a l’air de jouir
La tante toute nue dit : « A moi maintenant  »
Elle s’assied sur moi avec agilité
La porte s’ouvre Le vieux Tonton apparait
Se décompose blêmit
Est obligé de s’asseoir dans le premier fauteuil
Les deux femmes courent vers lui
La cousine nue : « Papa, on fait juste de la gymnastique »
La tante en peignoir : « Je t’apporte le réconfortant que tu aimes »
Elle m’accompagne Dehors elle me dit:
« Reviens vite Téléphone avant »
Elle m ’embrasse sur la bouche
Un vieux voisin a l’air catastrophé