Erotoques 76

Je ne suis plus une jeune fille J’ai un amant un peu richard J’arrive au café où on a rendu-vous Il me tourne le dos il a une grosse gabardine Il est large Il parle avec une petite jeune fille Il se retourne se lève m’embrasse comme d’habitude sur la bouche La fille s’effondre sur elle-même dans un trente-sixième dessous Sa copine sourit perverse. Je ne peux m’empêcher de sourire aussi

Er 75

J’suis crevé les filles hurlent de plus en plus fort Comment peuvent-elles crier à s’en crever leurs malheureux tympans ? Comme si ma musique ne suffisait pas ? Je m’engouffre dans la limousine Nous arrivons à l’hôtel Elles sont là, moins nombreuses heureusement Elles crient Je file le dos baissé J’entends : « Il ne vient pas nous voir ! » « Qu’est-ce qu’il a ? » Dans la chambre je m’écroule sur un canapé La porte de la salle de bains s’ouvre une ado en pantalon surgit petite grosse Certains diraient : un boudin Pas moi elle fait partie de mon public Elle s’assied à côté de moi Elle enlève d’un coup son T-shirt Elle prend ses gros seins à deux mains les fait danser Elle prend mes paluches les met sur ses nichons « Prends C’est du 90 garanti « Je me lève j’appelle le garde du corps Je reste debout La fille me regarde d’un air sans air Le garde du corps l’accompagne A la porte elle me regarde toujours avec son air Je prends deux cachets Je m’endors comme une masse

Mon blog

Mon blog a quatre ans !
Je l’aime beaucoup. je le travaille quasiment tous les jours. Il me permet de progresser dans des questions qui me tiennent à coeur, politiques, théoriques, historiques, esthétiques, personnelles…, en grande partie de façon poétique…
Je n’imagine plus ma vie sans blog
J’aime aussi ma participation à Facebook, depuis trois ans ( autre anniversaire ! ), en particulier pour l’histoire de la peinture ( Munch, Klimt, les impressionnistes, Picasso et d’autres…), les vedettes de cinéma, les femmes, toutes sortes de femmes, les paysages, les animaux, etc…
Je rappelle que l’on ne peut pas discuter directement de mon blog sur celui-ci à cause des spam, mais on peut toujours le faire sur Facebook

P.S. : Au jour d’aujourd’hui mon blog, c’est 3743 articles, souvent petits, et plus de 6060 visiteurs.

Er 74

La prohibition de l’inceste est la seule règle à ce point universelle dans le genre humain comme dans le règne animal. Elle empèche la dégénérescence due à la consanguinité.
Elle est très généralement appliquée alors que sa transgression est facile en apparence.
Mais les affects profonds suscités par la vie de famille excluent tout inceste.
On voit d’abord dans l’inceste l’interdit, le négatif. Mais le positif est que l’interdiction ouvre au monde entier de façon virtuelle. Il faut absolument sortir du cocon pour fonder une nouvelle famille.
On voit d’abord la fermeture, mais la prohibition libère une magnifique ouverture. Bienvenue au monde de la diversité !
Le mythe de « Roméo et Juliette », ainsi que ses multiples adaptations, témoigne à sa façon de l’amour dans la rencontre avec le monde extérieur.
Le sexe reste inconnu dans sa profondeur alors que c’est l’une des choses les plus répandues. Il est refoulé pour que les humains pensent à autre chose, qu’ils travaillent. N’oublions pas que la fumelle, la femelle humaine ne connait pas le rut, qu’elle est en principe toujours prête.
Pour que quelque chose d’humain existe, il faut que la sublimation nous évade du sexe simple, répétitif, vulgaire, pornographique. La sublimation travaille directement le sexe, le transformant en sentiment, en passion. Vive le fantasme !
Mais je ne parle pas de la folie. Je suis fou comme tout le monde, je suis con comme tout le monde, mais je ne parle pas de la folie ! pas plus que de la mort !
Le refoulement transforme le sexe en obsession, obsessif, obsessionnel; sujet à de multiples mauvaises plaisanteries. Le retour du refoulé coûte cher. C’est le prix à payer pour une liberté relative, qui peut retrouver le sexe métamorphosé dans l’art, la poésie. Tout est charnel. Rien ne se perd, tout se crée.

Er 73

Nous passâmes quelques jours
A la mer chez des amis
Mes parents étaient ravis
La fille de la maison
A peine plus âgée que moi
Me coinça près de la porte de sa chambre
De façon surprenante
Elle me mit la langue dans le creux de l’oreille
Puis me dit : « Tu es beau »
Elle me prit par la main : « Viens on va baiser »
Mon corps se fit réticent
« Comme tu veux » dit-elle
Toujours souriante
« Tu es quand même gentil »

Er 72

Le monde de Guy ne m’intéresse pas tellement
Je n’aime que les apparences
Qui font le silence
Qui sont plates
Je suis un spectateur
On dit : » un voyeur »

Maman resta inconsolable
Son mari mon père l’avait quittée
Pour une toute jeune fille
Maman restait juvénile
Mais elle avait désormais peur des hommes
Je restai donc seul avec elle
Elle me parlait : « Ton père
Etait un bon mari
Il me baisait toutes les nuits
Quand tu t’étais endormi »
« Je suis encore jeune
Je suis comme un homme
J’ai des besoins
Si j’ai fait un garçon
C’est pour m’en servir »
Elle me laissa d’abord caresser ses seins
Puis me força à la téter
Comme si j’étais à nouveau son bébé
Je ne sais plus comment ça s’est passé
Je me suis retrouvé à la pénétrer
Elle m’apprit le coïtus interruptus
Qui avait fait de moi un enfant unique
Nous prîmes même une curieuse habitude :
Nous baisions le dimanche matin
Puis nous allions à la messe
J’ai demandé à maman :
« Est-elle aussi belle
Que celle de papa ? »
Maman s’est tue
D’un air entre deux airs

Politique aujourd’hui

Juppé se retire avec dignité, en reconnaissant qu’il ne correspond pas au besoin de renouvellement.
Fillon est toujours là dans ses bottes.
Hamon est proche du ridicule. il rivalise avec Mélenchon.
Marine Le Pen profite du désordre ambiant avec un programme délirant de destruction de ce qui existe, dont l’Europe.
Macron apporte un souffle d’air, un renouvellement au moins partiel.
J’oubliais un événement, certes de peu d’importance : Lemaire a réalisé son rêve, il est le premier des rats, des rats qui quittent le navire
Mais voilà que Sarkozy s’emmêle !
Affaire à suivre

Er 71

Nous donnons la parole à Guy :
« Je suis pudique
En tout cas réservé
Je parle peu de moi
Ce que j’aime c’est l’idée
Dans ces « érotoques »
Je ne parle pas de moi
Mais de choses que j’ai observées
Qui font partie de ma culture
Pour la première fois de ma vie
Je me suis même mis au pornographique
Qui est obsédant
Mais apprend peu de choses
La Fontaine m’a bien servi
Ainsi que Boccace et d’autres à travers lui
Je n’avais jamais interrogé directement le sexe
Je dois dire qu’il continue à m’échapper
Le sexe est comme un chien fou
Que chacun peut croire maîtriser
Ma principale lacune : l’homosexualité
Vis à vis du sexe j’ai des principes
De plaisir et de liberté
Que je ne dominerai jamais
Le sexe est un abîme
Dans lequel je ne suis pas tombé
Pour la première fois de ma vie
J’écrivais sur la sexualité
Mes érotoques m’ont amusé
Mon point de vue est littéraire
Dans la tradition libertine
Le corps est un mystère
Je ne parle pas des maladies
Sexuellement transmissibles
Je ne dis rien sur la physiologie
Sur la psychologie…
Je parle de peu de choses en fait… »

Er 70

Nous étions cousins
J’avais cinq ans elle en avait trois
Je lui ai montré mon zizi
Elle m’a montré sa zézette
Je l’ai vue de temps à autre
Elle a eu treize ans
Elle est venue dans ma chambre
Je lui ai trouvé un air autoritaire
Elle s’est assise tout près de moi
Elle m’a dit : « Embrasse-moi ! »
Je l’ai embrassée
Elle m’a dit : « Attends ! je vais t’apprendre »
Elle m’a mis la langue
Je me suis aperçu qu’elle caressait mon sexe
A travers le pantalon
J’étais déconcerté mais je bandais
A ma grande surprise elle le sortit
Et se mit à le sucer
En roulant des yeux vers mon visage
Puis elle s’installa à califourchon sur votre serviteur
Introduisit ma bite dans sa chatte
Dont j’ignorais tout
Etant de plus puceau
Elle s’agita comme un beau diable
Se caressant ses petits seins
Puis elle me bascula sur elle
Ecartant bien les cuisses
Je me laissai faire avec plaisir je dois dire
Toujours autoritaire elle dit : « Jouis ! Jouis ! »
Là-dessus je débandai
Furieuse elle ramassa ses affaires :
« Tu es bête ! »
Je ne la revis que de temps en temps
Il ne se passa plus rien
J’ai été plus brillant avec d’autres
Ce dont je suis le plus fier,
Alors que certains sont ce qu’on appelle :
Ejaculatio praecox
Je suis : ejaculatio tardix !
Excusez le barbarisme !

Er 69

Le sourire est un début de baiser
Le baiser est comme le point
Sur le i du verbe aimer
Disait le poète
Il est curieux que le verbe « baiser »
Ait perdu son sens du XVII° siècle
Qu’il a chez La Fontaine :
« Embrasser, embrasser sur la bouche »
Pour se vulgariser
Je me répète : le baiser sur la bouche
Est un message d’âme à âme
Il y faut sans doute un magnifique état :
L’état amoureux