Le tao est une buche de noël
Une veine bleue court tout du long
Un nain en sucre la menace
D’une hache
Il est parfois préférable
De la voir que de la manger
Avec le tao les existences
Font bloc
Le tao c’est mastoc
Mais jamais
Du toc
Le tao est une buche de noël
Une veine bleue court tout du long
Un nain en sucre la menace
D’une hache
Il est parfois préférable
De la voir que de la manger
Avec le tao les existences
Font bloc
Le tao c’est mastoc
Mais jamais
Du toc
Le tao n’est pas Helle
La belle rebelle
Parce que Helle n’existe pas
Le tao n’existe que pour exister
Helle fait rêver
Elle montre les pointes de ses seins
Sur des photos
Rien ne vaut ma petite femme
Ses seins et son cerveau
L’idéal est parmi nous
A condition qu’il soit réel
C’est le tao
Le tao n’a ni haut ni bas
Le tao n’est ni gros
Ni mince ni maigre
Le tao est bien
Comme il est
Il est ce qu’il est
Il n’est pas ce qu’il n’est pas
Il est difficile d’en dire plus
Le 31 / 08 / 2016 paraissait le dernier Nok à date.
Le tao est une tartine
Un tunnel
Une vague d’eau
Le tao est éternel
Il n’est pas l’éternité
Le tao nous conduit où il va
Le tao est l’Etre ici ou là
Un chien ou un chat
Je répète : le tao est éternel
Il n’est pas l’éternité
Ziss était allemand, amoureux de la culture française et un excellent ami. Un soir à la maison je dis que j’allais lire l’un de mes poèmes d’amour pour la très chère et que je me livrais ainsi pour la première fois. Je commençai ma lecture. Ziss affirma que ce n’était pas du français. La très chère de façon stupéfiante dit : « Il a raison ». Elle a peur de ne pas avoir d’amis et se prête parfois à quelque bassesse. Elle avait gardé mon poème pendant des années dans son portefeuille.
Je continue A.B.I. XIII et la suite. J’aurais tendance à appeler aujourd’hui « tributaires » les sociétés que j’appelais « asiatiques ».
Quelque chose d’amusant est que je mise sur l’originalité de la voie occidentale « esclavagisme-féodalisme » et que je suis obligé de constater l’existence en amont d’un petit mode de production « para-tributaire » ou « para-asiatique », qui caractériserait au XIV° siècle avant le Christ la Grèce mycénienne, fondée sur l’imitation artificielle de la civilisation de la Crète minoenne, sans son caractère pacifique.
Mycènes dans le Péloponnèse est connue par ses remparts, Knossos en Crète par leur absence.
Depuis l’origine, ma thèse est que les Grecs ont rejeté avec violence cette phase « asiatique », l’ont éradiquée. Dès le X° siècle ils entamaient une longue route faite de petites cités de citoyens, également en Grèce d’Asie.
Ca m’a bien intéressé de me servir à côté de Marx de Durkheim et de Weber, ceci sans ce que certains appellent éclectisme au sens péjoratif. Je suis bien obligé de reconnaistre que la voie que j’appelle « occidentale » est unique dans l’Histoire.
Il faut répéter que les sociétés historiques ne sont pas si nombreuses.
Au troisième paragraphe de l’article A.B.I. XV je définissais l’Etat, à l’avant-dernier la féodalité… et ses rapports qualifiés parfois « d’homme à homme » !
Mon analyse, toujours brève, était structurale, je faisais parfois allusion aux évolutions déstructurantes comme l’urbanisation de la campagne !
Très structurant est par contre le M.3.P. ou mode de production des petits producteurs, lové dans le féodalisme et le capitalisme, mais aussi dans l’esclavagisme …
Dans les années soixante et dans mon bouquin, j’étais très opposé à l’idéalisme philosophique, très matérialiste tout en étant idéaliste au sens banal du terme : je vivais par l’idée, dans les idées.
Aujourd’hui j’ai en quelque sorte abandonné l’âge du métal pour retrouver l’âge de pierre. De fait j’ai quitté le livre, la lecture pour l’image, télévisuelle, d’ordinateurs… Je suis davantage dans la culture, la mienne, que dans le savoir.
Mon livre respectait un plan chronologique. les sociétés les plus primitives me paraissent pouvoir correspondre à une phase de communauté sexuelle dans laquelle les femmes-femelles joueraient un rôle actif. C’est aussi ça le communisme primitif.
Ensuite viendraient les sociétés « communautaires » dans lesquelles les liens de parenté sont dominants au niveau des rapports de production.
A la fin du processus, juste avant les sociétés de classes, s’imposeraient les « démocraties militaires », les « féodalités grossières ».
Les femmes seraient spécialistes de la cueillette et inventrices de l’agriculture dans les plaines du Croissant fertile, entre la Méditerranée et l’est de la Mésopotamie, soit la Syrie et l’Irak actuels (Hélas !), après la fin de la dernière glaciation, vers le X° millénaire avant le Christ.
Les hommes auraient été spécialistes de la chasse, partant de la guerre, de la violence , du pouvoir politique, c’est à dire de la violence légitime. ils auraient ajouté à cette division du travail social le pouvoir idéologique, dernier mais non le moindre !
L’idéologie est faite d’idées qui se concrétisent en mythes et en rites. Les idéologies premières sont luxuriantes en symboles.
Nous continuons dans la logique d’A.B.I. 27. Nous poursuivons pour l’autogestion, « Pour l’autogestion », titre du livre d’Yvon Bourdet dont celui-ci, gentiment, attribuait l’origine à mon bouquin.
Le problème est crucial : comment concilier la propriété collective des moyens de production et le refus de l’étatisation ?
Yvon Bourdet proposait la création d’une « usine du plan », un organisme centralisé d’analyses et de synthèses, qui donnerait aux entreprises les indications nécessaires à une bonne gestion sans les pouvoirs coercitifs d’un Etat.
La planification en France n’a jamais été qu’indicative. Mais le général de Gaulle l’appelait « une ardente obligation ». De retour au pouvoir en 1981 la gauche a fait de Michel Rocard son ministre du plan !
Mais la complexité grandissante des relations internationales a rendu caduque l’espérance du plan, faute aussi d’une volonté politique suffisante.
De plus, depuis Jospin, la gauche elle-même a abandonné son ancienne propension aux nationalisations. Le ministère du plan avait disparu ainsi que son substitut, le commissariat au plan, glorieux dans les années cinquante.
Pour l’avenir le problème reste entier et fondamental.
Cet A.B.I. ne porte que sur lui-même en continuation d’A.B.I. 26. Il concerne ce que j’ai appelé le « parti de la liberté ».
Ce parti de la liberté est paradoxal puisque c’est celui de la propriété privée ou du moins de son primat face au primat de la propriété collective des moyens de production.
C’est ce parti qui m’a permis d’insister sur le mode de production des petits producteurs ou M.3.P. qui est généralement occulté par les formes plus agressives d’esclavagisme, de féodalisme, de capitalisme…., c’est à dire par les exploitations de classes, lui qui réserve l’exploitation à la sphère familiale !
C’est ce parti qui me fait préférer Athènes à l’empire perse au cours du premier grand affrontement entre l’Orient et l’Occident pendant les guerres médiques du début du V° siècle avant le Christ.
Quelle que soit mon admiration pour l’Iran historique, l’Inde, la Chine…, je juge que le présent de l’humanité est bouleversé par le capitalisme et que c’est ce bouleversement qui ouvre peut-être la voie, par un renversement dialectique, au socialisme de l’avenir.
Le socialisme, pour s’opposer au capitalisme d’Etat, doit être fondé sur ce que Yvon Bourdet appelait l’auto-gestion, c’est à dire les coopératives de production.
Le parti de la liberté ne nie aucune forme d’exploitation, mais insiste sur la liberté d’expression et d’initiative que ce parti rend possible ainsi que sur la fabrique de citoyens qu’il comporte.
Mon livre « Pour l’Histoire » témoigne de l’esprit de mai 68.
Il fait du concept de mode de production le concept fondamental, défini dans A.B.I. 10, le 28 / 9 / 2016.
Je choisissais le parti de la « liberté », qui se jouait autrefois entre formes plus étatiques et celles rares qui ont favorisé la propriété privée, c’est à dire formes « asiatiques » et la série : « esclavagisme », puis « féodalisme ».
Au moment du livre, dans les années 70, la partie se jouait entre les formes de capitalisme d’Etat, débutant, et celles de capitalisme dans sa période impérialiste.
La dislocation de l’Union Soviétique a rendu caduque cette opposition, au moins
provisoirement.
Je proposais donc de distinguer deux grand types d’exploitation, l’exploitation par la marchandise, l’exploitation par l’impôt, ce qui renvoie à deux genres de répartition des biens rares, la répartition marchande, la répartition administrative.
Chaque mode de production à opposition de classes permet d’en définir deux, deux classes antagonistes.
En Histoire on rencontre souvent des modes de production intégrés dans une formation économico-sociale.
Je proposerais volontiers aujourd’hui de parler de formation sociale.
Souvent caché dans les profondeurs de l’Histoire, le mode de production des petits producteurs me parait fondamental. Sans classes antagonistes, il correspond à de petites unités familiales, domestiques, de production, paysannes et artisanales.