WS 62

Le péché d’amour-propre possède tout de mon oeil,
Et toute mon âme, et chaque partie de mon corps ;
Et pour ce péché il n’est pas de remède,
Il est trop enterré dans mon coeur.
Je ne suis pas sans penser qu’aucun visage n’est aussi gracieux que le mien,
Nulle forme aussi vraie, nulle vérité aussi vraie,
Et c’est à moi de décider de ma propre valeur
Puisque que je les surmonte tous dans tous les domaines.
Mais lorsque mon miroir me montre réellement à moi-même
Battu et formé d’une antiquité tannée,
Je lis tout le contraire de mon amour-propre ;
Ainsi s’aimer soi-même serait iniquité.
C’est donc toi, mon moi-même, que je loue
Peignant mon âge de la beauté de tes jours.

Régine : son blog

Le blog de Régine est meilleur que le mien dans la mesure où il est beaucoup plus accessible en parlant de l’actualité sociale la plus brûlante de façon concrète.
Voici en exemple les articles les plus récents :
17 / 10 / 2017 : Le danger des lois symboliques ( à propos du harcèlement de rue )
Exigeons une loi contre les emballages exaspérants
7 / 10 / 2017 : Ca m’énerve !!!!!!!!!
Les médecins de Molière ( aujourd’hui )
1 / 10 / 2017 : Les contradictions d’un « diseur de droit »
26 / 09 / 2017 : Nouvelles des migrants : « Les réfugiés doivent être accueillis plus rapidement et les migrants économiques effectivement reconduits » ( Gérard Collomb )
Etc …
Lien :
auteurs.harmattan.fr/régine-dhoquois-cohen

WS 61

Est-ce ta volonté que ton image tienne ouverte
Ma lourde paupière à la soucieuse nuit ?
Désires-tu que mes sommes soient brisés
Tandis que les ombres qui te ressemblent moquent ma vision ?
Est-ce ton esprit que tu tires de toi
Pour épier mes actions et repérer chez moi la honte et les heures paresseuses,
La dimension et la teneur de ta jalousie ?
O non ; ton amour, quoique réel, n’est pas si grand.
C’est mon amour qui garde mon oeil éveillé,
C’est mon véritable amour qui cause la vraie défaite de mon repos,
Afin de jouer la sentinelle pour ton salut ;
Car je veille sur toi quand tu es éveillé ailleurs,
Loin de moi, trop proche d’autres.

WS 60

Ainsi que les vagues avancent vers la grève
Nos minutes se hâtent vers leur fin,
Chacune changeant de place avec la précédente ;
Un effort continuel se presse vers l’avant.
La nativité, autrefois en pleine lumière,
Nage vers la maturité ; ainsi couronnée
Combat la gloire à l’encontre des éclipses trompées,
Et le temps, qui a tant doté, confond ses dons.
Le temps fixe la floraison de la jeunesse,
Et installe les parallèles au front de la beauté ;
Se nourrit des raretés de la vérité naturelle ;
Et rien ne résiste à sa faux.
Ni aux temps dans l’espoir que mes vers tiennent bon
Prônant ta valeur en dépit de sa main cruelle

WS 59

S’il n’y a rien de neuf, si ce qui est
A été auparavant, nos cerveaux sont trompés,
Qui, travaillant à une invention, portent
La seconde charge d’un enfant précédent !
Ce souvenir pourrait d’un regard en arrière
Egal à cinq cent courses du soleil
Me montrer votre image dans un livre antique
Puisque l’esprit fut d’abord conçu en caractères,
Ainsi pourrais-je voir ce que le vieux monde
Pouvait dire à cette merveille composée de votre cadre ;
Que nous soyons réparés ou améliorés,
Ou si la révolution est la même.
O il est sûr que je suis les esprits des jours anciens
Qui ont donné du prix à de pires sujets.

WS 57 bis

Etant votre esclave je me soumets
Renouvelle ta force sur ses côtés
Le marbre ne te survit pas
La beauté ne déteste pas être ornée
La beauté est embellie par la vérité
Votre substance a des millions d’ombres
Tout riche a un doux trésor
Ton amour est un doux destrier
Il est pénible de chercher ce que je cherche
En attendant je devrais te voir
Quel soin ai-je pris de t’emprisonner ?
Mon oeil cherche mon coeur a trouvé
Evite la guerre mortelle de tous les sens
De tous les éléments
Terne substance !

TWR 162

La colère est une perte de temps
Mieux vaut allumer qu’éteindre
L’idéal est de réaliser sans trop agir
L’amour se doit d’être lucide, extra-lucide
Sois chinois, sois persan, sois français, sois toi-même
Il est parfois difficile de trouver un bon éditeur
Parmi les oiseaux noirs, il est des oiseaux blancs
Bienheureux soit qui n’est pas malade
Il vaut mieux être assis que debout, couché qu’assis
Il vaut souvent mieux se taire que parler
Essaie de savoir ce que tu ne sais pas
Sois généreux même si ça ne rapporte rien
Il vaut mieux avoir plusieurs raisons
Crains de t’arrêter *

* Depuis TWR 159 j’ai adapté des bribes de la sagesse chinoise. Cf Sources de la sagesse chinoise, Weber éditeur, Genève, 1974

TWR 161

Je suis humain, j’aime plus les hommes qu’ils ne me détestent
Le riche a beaucoup à perdre
Bien parler, c’est dire quelque chose
La négligence est mère de l’échec
Si vous cherchez, vous trouverez peut-être
Qui a gagné à la loterie, a joué à la loterie
Chercher, c’est souvent chercher ce qu’on a déjà
La rosée dessert toutes les herbes
La vertu est une bonne habitude
La principale vertu est de laisser le monde tel qu’il est
Le véritable vainqueur n’a pas de vaincu
N’obéis pas à la colère

TWR 160

Les oiseaux volent tu te tais
L’abondance ne suffit jamais
Ne te laisse pas avaler par ta propre cupidité
Quelle chance tu as ! Tu as la santé
Endette-toi, tu seras riche, à bon escient
Parle de ce qui est important, ne parle pas de toi
L’eau sert toujours
Savoir ce que l’on sait ne pas savoir ce que l’on ne sait pas
Fais à autrui ce que tu veux qu’il te fasse
Aime la différence Elle fait de toi autrui pour autrui
Dessine-toi le chemin de la sagesse, puis emprunte-le
Réponds au mal par la justice et au bien par le bien
Avance, lentement s’il le faut, mais avance
Ne compte que sur toi-même

WS 48 quart

En partant pour la bagatelle
Ce temps ne vient jamais
La fin d’un voyage fatigant
L’offensive s’éloigne
La clef est bénie du trésor bien fermé
De quoi êtes-vous fait ? Quelles ombres vous escortent ?
Rien n’est plus beau que la vérité
Certains monuments ont du rythme
Ton appétit se digère
Que dois-je faire pour te faire plaisir ?
Je suis ton esclave, tu le sais,
C’est pour te faire plaisir
Plaisir, te dis-je