Espoir, es-tu là ?

Par beau comme

Par mauvais temps

Entre le clair et l’obscur

Je me faufilerai malgré

Les bruits inquiétants

Dans un flot de douceur

Aux sages comme aux fous

J’accorderai malgré tout

Des forêts de songes

Et malgré les ronces

Je leur offrirai

Des fleurs d’oubli

Des moments amers

Je fais peut-être partie

Des étoiles enlacées

Sur la poitrine de la nuit

Ou des perles prises

À l’aube elle-même

Au seuil du nouvel an

Dans un étrange éclair

L’on me trouvera dans

Les rayons de soleil

Embrasant les prairies

Ou caché au milieu

Des villes et des cités

Coupable de jeter

Sur les paysages éternels

Mon parfum éphémère

Pour les têtes penchées

À l’unisson

Au-dessus du guéridon

Comme pour les yeux

Qui voient tomber

Les joyaux de la grâce

Du ciel le plus haut

Je serai à l’heure

Le souffle qui me porte

Et le vent qui me chavire

Prolongeront-ils mon mystère

Au-delà de la nuit ?

Balayeront-ils au matin

Des tourments et des chagrins

L’hostile rumeur ?

Maria Zaki (Inédit, 30/12/2025)