Continuer
La phrase de sa vie
Dans la langue
De l’aimance
Exige l’acceptation
D’être aussi bien
Le faucon du « moi »
Que sa proie
Se réconcilier
Avec les oublis
Et les carences
Et tenir à distance
Toute forme
De violence
Maria Zaki (Inédit, 2025).
Continuer
La phrase de sa vie
Dans la langue
De l’aimance
Exige l’acceptation
D’être aussi bien
Le faucon du « moi »
Que sa proie
Se réconcilier
Avec les oublis
Et les carences
Et tenir à distance
Toute forme
De violence
Maria Zaki (Inédit, 2025).
Au bord des flots
Retentissants
Ou dans l’eau profonde
Jouer dans les vagues
Jouer avec les vagues
Voici longtemps
Qu’elles et moi
Nous nous aimons
Quand je vibre
Elles sont le repos
Et quand je me fige
Elles sont le mouvement
Quand le monde me pèse
Elles sont mes ailes
Et quand la vie m’alourdit
Elles sont mon élan
**********************
Al limite delle onde
Sciabordanti
O nell’acqua profonda
Giocare tra le onde
Giocare con le onde
È da tanto
Che io e loro
Ci amiamo
Quando vibro
Sono calme
E quando mi fermo
Sono frenetiche
Quando il mondo mi pesa
Sono le mie ali
E quando la vita mi appesantisce
Sono il mio slancio
Maria Zaki (Poème extrait du recueil « Au rythme de l’océan / Al ritmo dell’oceano ». Traduction de Mario Selvaggio, Aga-L’Harmattan, 2025).
L’onde à l’amour
Source et frisson
À bâbord
À tribord
Lames et larmes
De vague en vague
De rive en rive
De port en port
Fragile comme
Notre part
De bonheur
Fine et parcellaire
Éparpillée entre
Les vagues
Les rives
Et les ports
****************
L’onda dell’amore
Sorgente e brivido
A babordo
A tribordo
Flutti e lacrime
Di onda in onda
Di riva in riva
Di porto in porto
Fragile come
La nostra parte
Di felicità
Fine e frammentata
Sparsa tra
Le onde
Le rive
E i porti
Maria Zaki (Poème extrait du recueil « Au rythme de l’océan / Al ritmo Dell’oceano », Traduction de Mario Selvaggio, Ed. Aga-L’Harmattan, Alberobello-Paris, 2025.
Et voici que nos yeux s’ouvrent
Sur un arc-en-ciel
Comme si l’horizon
Et son air attrayant
Ne suffisait pas
Pour qu’un ancien désir
Redevienne ardent
Lever l’ancre
Quitter le port
Naviguer devant l’infini
S’enfoncer dans la partie
Observable de l’océan
Et filer droit en dépit
Du monde rotatoire
L’aimant est permanent
Et le fer passionné
Mais sans pouvoir
Sur la vitesse de fuite
De son prétendant
L’horizon est un invariant
Qui peut varier
À tout instant
Et l’on se retrouve
Face à un arc triomphant
*************************
Ecco che i nostri occhi si aprono
Su un arcobaleno
Come se l’orizzonte
E il suo aspetto attraente
Non fosse abbastanza
Che un vecchio desiderio
Diventi nuovamente ardente
Levare l’ancora
Lasciare il porto
Navigare davanti all’infinito
Immergersi nella parte
Scrutabile dell’oceano
E andare dritto nonostante
Il moto rotatorio del mondo
Il magnete è permanente
E il ferro appassionato
Ma senza potere
Sulla velocità di fuga
Del suo pretendente
L’orizzonte è un invariante
Che può variare
In qualsiasi momento
E ci ritroviamo
Di fronte ad un arco di trionfo
Maria Zaki (Poème extrait du recueil « Au rythme de l’océan / Al ritmo Dell’oceano », Traduction de Mario Selvaggio, Ed. Aga-L’Harmattan, Alberobello-Paris, 2025.
Si fraîche et si belle
L’aube argentée
Avec un air de fierté
Danse à merveille
Au bras de l’océan
Si parfois
Son sourire charmant
Adressé aux humains
S’arrête en chemin
Rien ne noircit
Son regard de cristal
Qui bascule
Du côté du matin
Après le temps
Accordé à la nuit
La lumière se mêle
Aux reflets bleutés
Dans l’immensité
*********************
Così fresca e così bella
L’alba argentata
Con aria fiera
Danza meravigliosamente
In braccio all’oceano
Se a volte
Il suo sorriso seducente
Rivolto agli umani
Si arresta in cammino
Niente annerisce
Il suo sguardo di cristallo
Che oscilla
Verso il mattino
Dopo il tempo
Concesso alla notte
La luce si mescola
Ai riflessi cerulei
Nell’immensità
Maria Zaki (Poème publié dans le recueil bilingue (français-italien) « Au rythme de l’océan / Al ritmo Dell’oceano », Introduction et traduction de Mario Selvaggio, qui vient de paraître chez Aga-L’Harmattan, Alberobello-Paris, le 26.02.25.
Du Cap Blanc
De ton enfance
Et sa voisine
La falaise calcaire
Baignée de lumière
Au Cap Ferret
Une autre terre
De sable et d’eau
Et sa voisine
L’île aux oiseaux
De la forêt d’eucalyptus
À la forêt de pins
Du parc de la pêche
Sous-marine
Au parc à huitres
Du camping
Et sa jolie piscine
Au port charmant
Et son petit train
Ô poète étranger
Cheminant au hasard
As-tu retrouvé
Le même océan
À deux mille
Bornes d’écart ?
**************************
Da Capo Bianco
Della tua infanzia
E dalla la sua vicina
La scogliera calcarea
Immersa nella luce
A Cap Ferret
Un’altra terra
Di sabbia e acqua
E alla sua vicina
L’isola degli uccelli
Dalla foresta di eucalipti
Alla foresta di pini
Dal parco della pesca
Subacquea
Al parco delle ostriche
Dal campeggio
E dalla sua bella piscina
Al grazioso porto
E al suo trenino
Oh poeta straniero
Vagando a caso
Hai trovato
Lo stesso oceano
A duemila
Miglia di distanza?
Maria Zaki (Poème publié dans le recueil bilingue (français-italien) « Au rythme de l’océan / Al ritmo Dell’oceano », Introduction et traduction de Mario Selvaggio, qui vient de paraître chez Aga-L’Harmattan, Alberobello-Paris, le 26.02.25.
Une brise effleure
La surface de l’eau
Mon cœur s’émeut
En cet instant
Et en ce lieu
Rien ne dépasse
Rien n’étonne
Mais de ce rien
Mon âme frissonne
Maria Zaki (Poème inédit, 2025)
Un jour
J’ai vu l’oiseau
Étreindre l’arbre
J’ai encore
Dans les yeux l’image
De ce geste bizarre
Je ne sais
Lequel des deux
Chantait plus tard
Maria Zaki (Poème inédit, 2025)
Oublier ses doutes
Et ses certitudes
Se laisser porter
Par l’imagination de la vie
Comme si c’était un océan
Prendre le train du vent
Et ignorer ses stations
Sentir chaque seconde
Comme une caresse
Sans se soucier
De la fuite du temps
Faire courir la nuit
Derrière soi
Par un clair de lune
Et mêler ses pas
À la magie du vivant
Maria Zaki (Poème inédit, 2024)
Je ne consacre
À ton nom de chat
Ni la fenêtre qui t’attend
Au soleil de midi
Pour inonder le logis
Autour de ton sommeil
Ni le miroir qui bouge
Ébloui de ton image
Panthère ou jaguar
Qui surgit du brouillard
Je ne consacre
À ton allure féline
Ni les pauvres pressés
Qui parfois te suivent
En se cachant
Comme des fantômes
Que l’aventure effraie
Ni les innombrables
Fous de passage
Qui se croient sages
De te perdre je ne cesse
Dans l’enclos des saisons
Pour te retrouver dans
Les champs libres de la vie
Par une nuit sauvage
Ami plein de grâce
Où es-tu ce soir ?
Maria Zaki (Poème publié dans l’anthologie LA GRÂCE Printemps des Poètes 2024, éd. Le Scribe- l’Harmattan, juin 2024)