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    Inventé pour eux

    Une part de bonheur

    Improvisée s’avère

    Tangible depuis

    Que le lac et le bleu

    Se sont réconciliés


    Pour célébrer

    Le retour du printemps

    Les oiseaux entonnent

    Un chant si ancien

    Si romantique

    Si mystérieux

    Qu’il semble remonter

    Aux origines du temps


    On ne sait qui

    Du ciel ou de la terre

    Leur insuffle le début

    De la belle saison


    Les mêmes signes

    Les mêmes manières

    Et les mêmes mélodies

    Fleurissent peu à peu


    Peut-être que

    Le mot « amour »

    A été inventé

    Pour eux !

    Maria Zaki (Inédit, 2020).

    Mais c’est le chemin

    Large est le chemin

    Qui mène à « moi je »

    Étroit est celui

    Qui mène vers l’autre


    Nous faisons

    Le premier pas

    Sur l’un ou l’autre

    Mais c’est le chemin

    Tout entier qui nous prend


    Le désir d’avancer

    N’est pas le même

    Pour celui qui marche

    Vers son nombril

    En ignorant

    Quête et signes

    Et celui qui chemine

    Vers la lumière

    Patient et courageux

    Humble et digne

    Maria Zaki (Extrait de “Le chemin vers l’autre”, 2014).

    Sur quel plan se joue

    Sur quel plan se joue

    La quête du bonheur

    Qui commence

    A notre naissance ?

    Le jeu consiste-t-il

    A chercher la clé

    De notre bonheur

    Ou à perdre celle

    De notre non-bonheur ?

    Depuis le cri originel

    Les deux clés se mêlent

    Mais ni l’une ni l’autre

    Ne manquent de serrures !

    Maria Zaki (Extrait de “Entre ombre et lumière”, 2007).

    Jusqu’au bout du chemin

    Jusqu’au bout du chemin

    Ni ton regard

    N’a perdu sa lumière

    Ni ton visage

    N’a perdu sa fleur


    Jusqu’au bout du chemin

    Ni ton pain

    N’a perdu son sel

    Ni ton eau

    N’a perdu son miel


    Tu t’en es allée

    Et ceux et celles

    Qui sont restés

    Se sont plantés

    Dans l’ombre sous

    Un rayon de ciel sombre


    Attendant que le vent

    Leur apporte un signe

    Des grands lointains

    Désormais impénétrables


    Ainsi font les chagrins

    Ainsi fait la perte

    Des êtres de valeur

    Chers et inoubliables

    Maria Zaki (Inédit, 2019).

    Reflets argentés sur le lac

    Ni vent ni vagues

    Ni sable ni rochers

    L’écume est montée

    Dans les nuages


    L’oreille perçoit

    Les pas du temps

    Tels des murmures

    Étouffés dans l’eau


    Et l’œil voit

    Les reflets argentés

    Sur le lac comme

    Un signe d’espoir

    Dans une fresque

    Inachevée


    Maria Zaki (Inédit, 2019).

    Promeneurs du soir

    L’oreille perçoit les pas

    Des promeneurs du soir

    Mais nul ne les voit


    De l’intérieur du jardin

    Portes closes

    Surgissent

    De faibles voix


    De temps en temps

    Un mot plus frivole

    Que les autres

    Ou un rire heureux

    S’élève ivre

    En ses formes premières


    Les esprits des murs

    Les fantômes des cadenas

    Ne peuvent rien ajouter

    Ni retrancher

    A de telles heures


    Maria Zaki (Extrait de “Le chant de l’aimance”, 2018).

    L’appel du large

    Tu attends

    Que le dernier

    Rayon de soleil

    Se couche


    Que l’océan répande

    Sous tes yeux sa vie

    Dans la fosse noire

    Des cieux


    L’appel du large

    Résonne très fort

    Dans ta tête


    Ni l’ascension des sommets

    Ni la traversée des déserts

    Ne le remplacent

    Dans tes désirs d’ailleurs


    Maria Zaki, Inédit 2019.

    Sur le passage de mon désert

    Tu as jailli

    Sur le passage

    De mon désert

    Pour que je revienne

    Vivante du puits


    Pour que tombent

    Mes chaînes

    Et mes cadenas

    Sur le sable

    Sans faire de bruit


    Et que cesse ma peur

    Des chaleurs enragées

    Faisant trembler les êtres

    De soif et de céphalées

    Maria Zaki (Extrait de “Le chant de l’aimance”, 2018)

    Comme une fleur fragile / Come un fragile fiore

    Comme une fleur fragile

    Sans jamais rechigner

    S’acquitte de son devoir

    Essentiel d’exister

    L’homme observe le ciel

    Au-dessus de la ville

    Sans même s’interroger


    Il n’a de cesse

    Et sans savoir pourquoi

    De survivre aux pleurs

    Aux peines et aux joies

    À la course du temps

    Qu’il ne maîtrise pas


    Face à la condition humaine

    L’on n’a que la présence en soi

    De l’espoir de réaliser

    Quelque chose de bien

    Et le bonheur éphémère

    Qui en découle parfois


    Essayer de ne pas être

    Comme une fausse fleur

    En plastique ou en papier

    Suffira peut-être

    **************************

    Come un fragile fiore

    Senza mai fare storie

    Svolge il suo compito

    Essenziale di esistere

    L’uomo osserva il cielo

    Sopra la città

    Senza nemmeno interrogarsi


    Non si dà tregua

    E senza sapere perché

    Di sopravvivere alle lacrime

    Alle pene e alle gioie

    Alla corsa del tempo

    Che non riesce a controllare


    Di fronte alla condizione umana

    Si ha solo la presenza in sé

    Della speranza di realizzare

    Qualcosa di buono

    E l’effimera felicità

    Che a volte ne scaturisce


    Tentare di non essere

    Come un finto fiore

    Di plastica o di carta

    Basterà forse

    Maria Zaki et Jacques Herman, Traduction de Mario Selvaggio, Extrait du nouveau recueil ” Les signes de l’absence Poésie entrecroisée / I segni dell’assenza Intrecci poetici”, AGA éditrice-L’Harmattan, décembre 2018.

    Inachevée

    Si un jour

    Une loi de partage

    Rythme notre souffle

    Mis en commun

    Je tâcherai de me rappeler

    Que notre pensée

    Ne vivra

    Qu’inachevée

    Maria Zaki (Extrait de “Le chant de l’aimance”, 2018)